Première impression, l’immensité du site (au cours de ces deux jours, nous n’en verrons seulement qu’un quart de la surface totale). Un hall d’accueil, trois ou quart escalators et nous voilà à l’entrée du hall dédié à notre noble et cher instrument.
Imaginez un gosse devant les magasins de jouets pendant la période de Noël… Tout le matériel exposé semble irréel, du moins pour les aficionados des salons de musique que nous sommes : Sonor, Tama, Pearl, Gretch, Zildjian, Paiste, Sabian… tout le monde est là !
Nous nous donnons rendez-vous avec Ferid devant le stand Paiste afin de commencer la visite. A peine quelques mètres parcourus en direction de notre point de rendez-vous et nous apercevons Horacio «El Negro » Hernandez en pleine démonstration avec son compère Richie Gajate Garcia aux congas (nous retrouverons les deux hommes le lendemain lors de leur époustouflante démonstration sur l’Agora Stage)… le week-end est vraiment lancé, ouvrons bien grand nos yeux et nos oreilles !
Réaliser ce compte-rendu sous forme de description technique serait évidemment intéressant pour les BOLiens, mais laissons cela à Ferid, expert en la matière. Nous nous contenterons simplement de transcrire nos sentiments et impressions…


VIKHO :

Quoi dire de plus sur la MusikMesse 2007 à francfort ??
Pour une débutant comme moi la MusikMesse aurait pu être le paradis sur terre, le Nirvana eh bien ça l’a presque était car il y a quand même quelques petites critiques à faire mais aussi plusieurs bonnes choses évidemment à citer, en essayant de ne pas revenir sur celle de Férid précédemment écrites. Pour cela je ferai une analyse plus large qui est plus raisonnable avec mon faible niveau de connaissance.

Pour commencer simple, il y avait des batteries partout (Nan sérieux ?? Bizarre), à perte de vue que l’on pouvait toutes ou dans le grand ensemble toucher, jouer ou tester (le terme dépendra du niveau et de l’intéressement pour l’instrument de la personne). Autant dire que la paire de baguettes perso est le premier accessoire obligatoire pour ce week-end.
Car oui il y avait des batteries mais aussi des batteurs (enfin pas tous) et c’est bien ça le problème car quand on arrive (comme moi) sans protections auditives comme un bon touriste, les premières heures sont sympa mais les suivantes sont plus pénibles. Et là les protections auditives deviennent le deuxième accessoire obligatoire de ce week-end.

Et je ne vous parle pas du 2éme jour de salon (un samedi, ouvert au public contrairement au vendredi qui était une journée pro). Cela dit, c’est rester quand même un plaisir du début à la fin.
Donc il y avait, et cela parait évidemment logique pour un salon de musique, énormément de kits et par conséquent un certain nombre de marques, chose marquante, fut de découvrir autant de marques présentes sur le salon (j’ai vite arrêter de les compter).
Eh bien ce n’est qu’une illusion pour le clampin moyen messieurs dames et oui car il y avait bien au moins la moitié si ce n’est plus des marques présentes qui n’étaient en fait que de simples revendeurs.
C’est ainsi que j’ai pu voir et revoir à de nombreuses reprises mon kit acoustique chinois acheté sur Internet pour la somme modique de 250 euros sous plusieurs appellations différentes souvent asiatiques.

Au niveau des marques je commencerai par le gros poisson qui aura eu son propre bâtiment j’ai nommé Yamaha qui montre la volonté de la marque à vouloir se différencier des autres en présentant l’ensemble de sa gamme à part de la concurrence.
En plus des meilleures kits de la marque, de nombreuses caisses claire ainsi que l’ensemble de sa gamme électrique, le bâtiment comprenait son « espace live » comprenant notamment Russ Miller (que j’ai découvert ne le connaissant pas) que l’on a pu voir jouer deux ou trois morceaux avec tous les musiciens que cite Férid dans son résumé puis que l’on a même pu rencontrer quelques minutes grâce à ce dernier.
Autant dire qu’il nous aura fait vivre quelques moments inoubliables le bougre, Merci Férid !!!!! Voila ceci étant fait, les léchouilles terminées, reprenons la suite.
Ensuite le stand Mapex qui aura était mon préféré au niveau de la présentation .Il se présentait sur deux niveaux, malheureusement, seulement le premier était accessible. Il y comprenait l’ensemble de la gamme, des caisses claires, pas toujours très bien positionnées pour l’essai ainsi que quelques modèles de pédales et double pédale.
Le stand Paiste comprenait en plus de l’ensemble de ses cymbales, une minuscule salle (environ 10 – 15 personnes bien tassées). Clément, Josh, et votre humble serviteur y avons raté les Drumbassadors pour leur dernière démo mais heureusement Maître Férid était passé la veille les observer. Cependant j’ai pu voir de mes propres yeux et entendre de mes propres oreilles Zacky Tzoukas qui nous aura montré son excellente maîtrise de la double mais cependant pas du reste.
Meinl avait quant à eux un stand bien complet, si ce n’est le plus complet, comprenant en plus des cymbales toute la gamme de leurs percussions allant des maracas au djembé en passant par le cajon. Mais aussi une scène vitrée idem à Pearl mais où il y avait des endorssés non stop jusqu’à jouer à trois reprises lors de la même journée.
Chez Sonor, Clément et Josh on pu faire leur petites courses de pré-endorssement ^^. En plus, de baver sur toute la nouvelle gamme X007 (1007, 2007, 3007 etc.… pour ceux qui n’auraient pas suivi) ^^ et de l’ensemble de leurs caisses claires en plus de quelques petites percussions (je ne savais pas qu’ils vendaient des cajons).
Le stand Pearl avait quant à lui une petite scène vitrée où on a pu voir Horacio « El Negro » Hernandez et Dennis Chambers qui aura fait trembler la baie vitrée et qui m’aura donné un bon mal de crâne avec son rythme constant à la double pédale durant plusieurs minutes.
Enfin, la scène principale se nommait l’Agora stage, elle était situé entre le hall percussion et le bâtiment Yamaha et était animé par de divers artistes toute la journée (Gavin Harrison, Horacio « El Negro » Hernandez, David Garibaldi etc. ….).
Il y avait une très bonne organisation (à la minuté près), Mr David Garibaldi l’aura appris à ses dépens en ne croyant pas qu’il ne lui restait plus que 7 min pour terminer son show (chaque session de démonstration durait 30 min).
La qualité de son était tout simplement exceptionnelle surtout quand on sait que tous cela se passe …… :-o sous une tente :-o (Une énorme certes mais une tente quand même).


JOSH :

Avant toute chose, je tiens à remercier une fois encore Violaine pour sa gentillesse et sa persévérance à nous faire parvenir les entrées, Ferid sans qui toutes ses rencontres lors du salon n’auraient pu être possibles et Clément qui a transformé, pendant le temps d’un week-end, sa Kia en bus pour BOLiens !

Par où commencer ? Par le début me direz-vous ! Ok… alors c’est parti !
Comme il l’est signalé plus haut, le hall impressionne par sa taille. Il y a du matos dans tous les coins et recoins, tout cela a vraiment de la gueule !
La journée du vendredi (réservée aux professionnels) nous a permis de faire le tour de tous les stands dans un semblant de « calme ». La première idée que m’est venu en tête est le manque de temps. Comment faire pour tout voir ? Finalement, on se laisse aller au gré des stands… on teste un peu le matériel quand on en a l’occasion. En effet, les grandes marques laissent rarement essayer les kits exposés, au contraire des marques chinoises. Par contre les caisses claires exposées étant jouables, j’ai pu tester quelques dw, tama ou encore mapex. Pour Sonor, j’ai pu frapper quelques coups de baguettes sur les séries Artistes, quel son et quel look ! Je ne connaissais pas cette série et je suis tombé sous le charme… Elle se mariera parfaitement avec ma SQ² ! ;-p
Les stands Pearl (avec la grande cabine en plexi où se déroulaient les démos des endorsés, on y apercevra d’ailleurs Horacio « El Negro » Hernandez et Dennis Chambers) et Tama étaient les plus grandioses en termes de surface. Dw et Sonor misaient de leur côté plus sur l’esthétique que sur la quantité. Mise à part le modèle signature de Maître Colaiuta, je n’ai guère était emballé par Gretsch, de même que Ludwig. Pour Yamaha, le stand batterie était tout simplement perdu au milieu des pianos… cependant les modèles exposés étaient somptueux ! Ma grosse surprise viendra de chez Mapex. Le stand était tout simplement magnifique, les batteries, installées sur plusieurs niveaux étaient très bien mises en valeurs.
Pour les marques de « second plan », j’ai beaucoup aimé la finition de chez Spaun ainsi que Taye, la nouvelle marque de Monsieur Ray Ayotte. Ne connaissant pas beaucoup ses marques je ne peux donc pas trop m’étendre…
Pour les cymbales, j’ai bien évidemment passer du temps chez Zildjian, même si comme l’a dit Ferid, il n’y a pas de grandes nouveautés, c’est toujours un bonheur de rider une K de 22’’ ! Quelle chaleur et quel plaisir à la frappe, je suis définitivement amoureux de ces cymbales ! Leur modèle de cymbale découpé en forme de ressort est assez marrant, mais émane plus du gadget !
Ayant été un grand fan de Paiste avant d’avoir eu l’occasion de jouer sur Zildjian, j’ai été emballé par les modèles Signature et surtout j’ai halluciné devant une ride 2002 de 26’’ !!!!! C’est Dave Grohl qui aurait été contant ! :-)
La visite du stand Sabian m’aura d’abord permis de croiser David Garibaldi mais aussi permis de jouer les HHX sur les conseils de Ferid… moi qui n’aime pas les Sabians car trop brillantes et trop tranchantes, et bien je l’avoue les HHX ne m’ont pas laissé indifférent… alors ok c’est le haut de gamme de chez haut de gamme… mais bon que voulez-vous, on ne se refait pas ! Quand vous avez l’occasion de tester des HHX, vous ne voulez pas jouer des XS 20 !
Je ne me suis pas trop attardé sur le stand Meinl car à chaque fois que je suis passé devant il y avait une démo et donc plein de monde… pour le coup, ils ont bien fait bossé leurs endorsés ! Pour le seul samedi après-midi, un seul artiste faisait 4 x 45mins de démo avec un ¼ d’heure de pause entre chaque !!! Si cela, c’est pas du rendement !
Je finirais pas Istanbul car j’ai vraiment découvert cette marque à Francfort, il serait temps me direz-vous ! Il n’est jamais trop tard ! En tout cas, j’ai été séduit… les rides sont merveilleuses à jouer… bien évidemment pour le jazz c’est l’idéal… d’ailleurs quand je m’y mettrais, je pense que je me tournerais vers cette marque ! Vraiment très très belle découverte.

Je finirais ce petit report par les show case et les rencontres… Pour ceux qui ont suivi le sujet « Opération Saucisse », j’attendais impatiemment les démos de Gavin Harrison (Porcupine Tree) et David Garibaldi (Tower of Power)… et je souhaitais secrètement de pouvoir leurs glisser quelques mots ! Et bien c’est chose faite ! Gavin est le premier que j’ai vu sur l’Agora Stage. Gavin nous gratifie donc de quelques morceaux de Procupine Tree dont le très sympa « Futile » qui est sur le deuxième dvd du groupe. Gavin nous a également montré tout son talent dans sa maîtrise hallucinante des polyrythmies. Malheureusement une demi-heure, cela passe bien vite ! Attendons fin avril la sortie du prochain album de Porcupine Tree « Fear of a Blank Planet ». Nous ressortons de l’Agora Stage, on s’attarde un peu devant le bus Musik Productiv et là au loin qui je vois… le père Gavin qui marche tranquillement vers le hall des batteris… ni une ni deux, je fonce droit sur lui avec mes cds et dvd… je lui baratine quelques mots malgré la tension de me retrouver à côté de lui… Ferid se propose pour faire une photo ! En plus Clément est avec la caméra pour immortaliser cet évènement… Tout content, je reprends mon appareil photo pour regarder les photos et là surprise, Ferid n’avait pas allumé l’appareil !!! :-p Pas grave vu que Clément a tout filmé… seulement voilà, la partie du film où je suis avec Gavin est la seule que l’on ne retrouve pas sur la bande… maudit vous avez dit ?

Quelques heures après je rencontrais Monsieur David Garibaldi… pareil j’arrive du bout des lèvres à lui dire que je suis fan de son jeu et de Tower of Power… il pose gentillement avec moi pour une photo (qui marche ce coup-là !). Sa démo du lendemain sera principalement un long solo axé sur la musicalité plus que sur la technique. David nous parlera par la suite de ces influences, de l’actualité du groupe et pour finir, il nous balancera quelques uns de ces grooves funky dont lui seul a le secret, bourrés de ghost-notes et de contretemps ! Mon seul regret est qu’il n’est pas expliqué deux grooves : ceux de « Knock Yourself Out » et « What is Hip ? ». Une très belle leçon de musicalité cependant.
Et que dire de la prestation de Horacio… impressionnante, déconcertante… cet homme est un mutant… Entouré de Richie Gajate Garcia aux congas, d’un autre percussionniste et d’un trompettiste, il a tout simplement répandu la bonne humeur dans toute la salle ! Je ne l’avais jamais vu auparavant. Son indépendance et sa dextérité sont simplement extraordinaires. Comme l’a dit Ferid, il a su intégrer la double pédale à son jeu. Quand technique et bonne humeur sont au service d’une cause commune : la musique ! Chapeau bas !
Quand à Dennis Chambers et bien comme l’avait prédit Ferid… c’était exactement le même solo que celui qu’il a fait avec Mike Stern et Richard Bona au New Morning (vidéo sur drummerworld). Alors attention, c’est hyper impressionnant et technique, mais au bout de 10 minutes c’est chiant ! Et je n’ai pas trop aimé son côté « star », alors que Horacio est tellement plus sympa et a toujours le sourire aux lèvres !
Je finirais en remerciant également Rod Morgenstein pour sa gentillesse et sa simplicité !

Bref, un week-end tout simplement extra, pleins de souvenirs et d’images ! J’ai littéralement rêvé pendant ces deux jours de salon. Un must pour tout batteur ! J’encourage vivement les BOLiens à se joindre à nous pour l’édition de l’année prochaine.