Yamaha Signature André Ceccarelli
Par Ferid, vendredi 23 mars 2007 à 12:25 :: Batteries :: #152 :: rss
Notre Dédé national a enfin les honneurs qu'il mérite, tout en faisant tourner le business de son sponsor. Il est le second batteur, après Steve Gadd, à signer un modèle Signature pour la marque japonaise.
Comme Steve Gadd, André Ceccarelli est un petit bonhomme et un immense batteur. Comme lui, il a fait des centaines et des centaines d’albums de pop, tout en se faisant reconnaître comme un grand jazzman. Comme lui, il a contribué à nombre de projets jazz-rock dans les années 70. Comme lui, il vient d’avoir 60 ans. Comme lui, il joue sur Yamaha. A ceci près que pour Dédé, c’est assez récent, et nullement dicté par le matériel en lui-même, comme très souvent en matière d’endorsement.

En effet, si par exemple il jouait sur une Vistalite blanche en première partie du Mahavishnu Orchestra à l’Olympia, faisant ainsi un clin d’œil à la Fibes de Billy Cobham, Dédé a très longtemps été un aficionado de Sonor. A la fin des années 90, soucieux de reconnaissance internationale, il fit savoir à l’importateur français de cette marque qu’il aimerait bien figurer dans le catalogue général, au même titre que nombre de grands batteurs de part le monde. La promesse lui fut faite qu’il y serait. Mais quand le catalogue sortit, il n’y était pas. On lui assura que c’était une erreur, qu’il serait dedans l’année suivante. Il n’y fut pas non plus. C’est alors que Yamaha France lui proposa un mirifique contrat d’endorsement, qui comprenait un kit de scène, un kit de club, ainsi qu’un endorsement pour son fils Régis, son frère Jean-Paul, son père Jean. Tous d’excellents batteurs, précédemment chez Sonor eux aussi. On lui assura également que la marque communiquerait largement sur lui, et le mettrait en bonne place dans les soirées françaises de la marque, en espérant qu’il jouerait le jeu un peu mieux que Manu Katché. Ainsi, Dédé est devenu la nouvelle star française de la marque japonaise, faisant plus de master classes en un an que Manu en dix.
Il y a quelque temps, Yamaha lui a proposé de réaliser une caisse claire Signature. Dédé, qui adore les caisses claires vintage, et enregistre le plus souvent sur une Leedy ou une Radio King, a planché sur le sujet avec les ingénieurs de la marque, et a souhaité un modèle qui s’inspire fortement de cette dernière. Sa caisse claire était née, une 5 ½ » en quatre plis d’érable avec renforts de chanfrein, pailletée vert clair.
Pour fêter les 4O ans de la marque, et les 60 de Dédé, la première a décidé de soigner le second en réalisant un modèle Signature, fabriqué à soixante exemplaires. Ce qui a été fait sur les bases d’une Maple Custom Absolute. Il s’agit donc de fûts en érable, assez fins puisque les toms font 6 mm et la grosse caisse 7 mm, respectivement en six et sept plis. Ils sont assemblés par lamifiage en biais, selon le procédé Air Seal, qui consiste à gonfler une poche d’air à l’intérieur du fût pour assurer sa rotondité. Ce procédé est également employé par Premier qui fut, rappelons, associé à Yamaha à la fin des années 80.
Côté accastillage, on retrouve les petites coquilles dorées à un seul point d’ancrage des séries Maple Custom, et les suspensions de toms YESS, pour Yamaha Enhanced Sustain System. Les cercles sont moulés. On appréciera comme toujours la convivialité des attaches de tom à rotules, qui sont bien plus stables et précises que les Tama, pourtant inventeur du procédé.
Si l’intérieur du fût est recouvert d’un vernis dit vintage, qui améliore la projection du son, l’extérieur du kit est une laque pailletée noire, avec de petits éclats dorés. C’est la couleur que Dédé avait déjà choisi pour sa Hi Lite quand il était chez Sonor.
La marque allemande lui avait spécialement fabriqué un mini kit de club, aisément transportable et facile à installer. C’est dans cet esprit qu’il a choisi de petites dimensions pour ce modèle. Il s’agit donc d’une grosse caisse de 18" x 14", des toms médiums de 10" x 7 ½" et 12" x 8", et un tom bass sur pieds de 14" x 14". Ce qui est finalement la dimension d'une jazzette courante d'avant les années 70, où on a vu apparaître les fûts profonds. La caisse claire livrée avec ce kit reprend les caractéristiques de son modèle Signature dans les coloris des fûts.
Les plaques d'identification noir et or affichent le nom de l'artiste, ainsi que la peau de résonance de grosse caisse qui est exactement la même que celle de la Recording Custom Anniversary de Steve Gadd. Globalement, voilà donc un joli petit kit qui en jette un max. La sonorité est très propre, dans une tonalité médium haute, avec une projection modérée. C'est une batterie bien articulée, très homogène, rapide, facile à jouer. Si on recherche la puissance et le gros son, on sera déçu. Une Yamaha de petite taille n'est évidemment pas faite pour jouer du rock fort. Par contre, si on considère la quasi-totalité des clubs de jazz parisiens, avec leurs critères de taille de la scène et niveau sonore, c'est la batterie idéale. Sur une vraie scène, avec de bons micros, elle fera l'affaire.

Dans l'absolu, voilà donc une très bonne petite batterie, d'un prix acceptable pour le haut de gamme qu'elle représente. Bien sûr, on pourra préférer, à prix égal, une Starclassic Maple, qui aura beaucoup de plus de puissance et projection, voire même une jazzette Gretsch vintage. En tous cas, nous sommes très heureux de voir que ce maître batteur est ainsi honoré, et ne doutons presque pas que son amour propre regrette une SQ2.
Férid Bannour

En effet, si par exemple il jouait sur une Vistalite blanche en première partie du Mahavishnu Orchestra à l’Olympia, faisant ainsi un clin d’œil à la Fibes de Billy Cobham, Dédé a très longtemps été un aficionado de Sonor. A la fin des années 90, soucieux de reconnaissance internationale, il fit savoir à l’importateur français de cette marque qu’il aimerait bien figurer dans le catalogue général, au même titre que nombre de grands batteurs de part le monde. La promesse lui fut faite qu’il y serait. Mais quand le catalogue sortit, il n’y était pas. On lui assura que c’était une erreur, qu’il serait dedans l’année suivante. Il n’y fut pas non plus. C’est alors que Yamaha France lui proposa un mirifique contrat d’endorsement, qui comprenait un kit de scène, un kit de club, ainsi qu’un endorsement pour son fils Régis, son frère Jean-Paul, son père Jean. Tous d’excellents batteurs, précédemment chez Sonor eux aussi. On lui assura également que la marque communiquerait largement sur lui, et le mettrait en bonne place dans les soirées françaises de la marque, en espérant qu’il jouerait le jeu un peu mieux que Manu Katché. Ainsi, Dédé est devenu la nouvelle star française de la marque japonaise, faisant plus de master classes en un an que Manu en dix.
Il y a quelque temps, Yamaha lui a proposé de réaliser une caisse claire Signature. Dédé, qui adore les caisses claires vintage, et enregistre le plus souvent sur une Leedy ou une Radio King, a planché sur le sujet avec les ingénieurs de la marque, et a souhaité un modèle qui s’inspire fortement de cette dernière. Sa caisse claire était née, une 5 ½ » en quatre plis d’érable avec renforts de chanfrein, pailletée vert clair.
Pour fêter les 4O ans de la marque, et les 60 de Dédé, la première a décidé de soigner le second en réalisant un modèle Signature, fabriqué à soixante exemplaires. Ce qui a été fait sur les bases d’une Maple Custom Absolute. Il s’agit donc de fûts en érable, assez fins puisque les toms font 6 mm et la grosse caisse 7 mm, respectivement en six et sept plis. Ils sont assemblés par lamifiage en biais, selon le procédé Air Seal, qui consiste à gonfler une poche d’air à l’intérieur du fût pour assurer sa rotondité. Ce procédé est également employé par Premier qui fut, rappelons, associé à Yamaha à la fin des années 80.
Côté accastillage, on retrouve les petites coquilles dorées à un seul point d’ancrage des séries Maple Custom, et les suspensions de toms YESS, pour Yamaha Enhanced Sustain System. Les cercles sont moulés. On appréciera comme toujours la convivialité des attaches de tom à rotules, qui sont bien plus stables et précises que les Tama, pourtant inventeur du procédé.
Si l’intérieur du fût est recouvert d’un vernis dit vintage, qui améliore la projection du son, l’extérieur du kit est une laque pailletée noire, avec de petits éclats dorés. C’est la couleur que Dédé avait déjà choisi pour sa Hi Lite quand il était chez Sonor.
La marque allemande lui avait spécialement fabriqué un mini kit de club, aisément transportable et facile à installer. C’est dans cet esprit qu’il a choisi de petites dimensions pour ce modèle. Il s’agit donc d’une grosse caisse de 18" x 14", des toms médiums de 10" x 7 ½" et 12" x 8", et un tom bass sur pieds de 14" x 14". Ce qui est finalement la dimension d'une jazzette courante d'avant les années 70, où on a vu apparaître les fûts profonds. La caisse claire livrée avec ce kit reprend les caractéristiques de son modèle Signature dans les coloris des fûts.
Les plaques d'identification noir et or affichent le nom de l'artiste, ainsi que la peau de résonance de grosse caisse qui est exactement la même que celle de la Recording Custom Anniversary de Steve Gadd. Globalement, voilà donc un joli petit kit qui en jette un max. La sonorité est très propre, dans une tonalité médium haute, avec une projection modérée. C'est une batterie bien articulée, très homogène, rapide, facile à jouer. Si on recherche la puissance et le gros son, on sera déçu. Une Yamaha de petite taille n'est évidemment pas faite pour jouer du rock fort. Par contre, si on considère la quasi-totalité des clubs de jazz parisiens, avec leurs critères de taille de la scène et niveau sonore, c'est la batterie idéale. Sur une vraie scène, avec de bons micros, elle fera l'affaire.

Dans l'absolu, voilà donc une très bonne petite batterie, d'un prix acceptable pour le haut de gamme qu'elle représente. Bien sûr, on pourra préférer, à prix égal, une Starclassic Maple, qui aura beaucoup de plus de puissance et projection, voire même une jazzette Gretsch vintage. En tous cas, nous sommes très heureux de voir que ce maître batteur est ainsi honoré, et ne doutons presque pas que son amour propre regrette une SQ2.
Férid Bannour
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1. Le vendredi 23 mars 2007 à 12:27, par Ferid
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