Batteur VRP
Par Ferid, mercredi 19 avril 2006 à 09:33 :: Batteurs :: #127 :: rss
Réflexions (pseudo) philosophiques sur la batterie.
Dernièrement, en regardant une vidéo « pédagogique » d'un « super athlète de la baguette » (le style de gus qui vous fait tranquillos un quintolet de triple croche dans un improbable 21/32 à 200 bpm Laughing ), il m'est venu cette modeste réflexion philosophique sur l'avenir de notre instrument.
1) Le batteur VRP
Avant, les VRP à papa usaient leurs godasses, maintenant le batteur VRP use à la chaîne ses baguettes. Son taf c'est de faire la tournée de popotes, on appelle ça pompeusement une « drum clinic», un « master class » alors que plus justement on devrait dire une « démo commerciale ».
C'est fait par un « endorsé» (euh... encussé, ça pourrait convenir ? Laughing ) alors que batteur « sous contrat » serait bien une expression plus réaliste. En version plus classieuse, on pourrait dire « ambassadeur de la marque » (si vraiment on a une admiration sans bornes pour le mec derrière les fûts).
2) La Mecque du Batteur VRP (alias la « Super Convention de Force de Vente que même celle d'IBM, à côté c'est de la daube »)
Le batteur VRP est un pèlerin dans l'âme (si si Cool ) et son nirvana secret est d'être un jour reçu en grande pompe au « Modern Drummer Festival ». On y récompensera ses « performances », il y obtiendra la reconnaissance de ses pairs, en somme le pinacle d'une carrière, l'aboutissement d'une vie de dur labeur.
Après avoir fait le singe sur scène, sous les vivats d'un public médusé (ou dégoûté par tant de maestria... Embarassed c'est selon), le batteur VRP reçoit son prix, remercie son père, sa mère, tante Lucie, cousine Cunéguonde, son gentil producteur, sa gentille maison de disque etc. (bla-bla-bla, ça on est habitué avec les Césars).
Dans cette « grande famille de la batterie », il y aura toujours quelques hérétiques, tel cet impie de Chad Smith, qui eût un jour l'outrecuidance d'exécuter un banalissime « poum tchak» sous les sifflets d'un public qui, comme les spectateurs des jeux du cirque romains, étaient là pour voir du sang et de la sueur... Une tuerie, quoi.
3) Le batteur VRP aime vivre enfermé
Comme dit la chanson, je parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.
Il n'y a pas si longtemps que ça, être batteur de studio (et musicien de studio en général), c'était comment dire, être l'archétype du besogneux de service Embarassed , du ringard qui raté l'essentiel à savoir celui de vivre sous les lumières des projecteurs, être adulé par les foules et ensemencer au passage ses groupies nympho dans l'obscurité de sa loge (hmmm, y'a bon).
Que Nenni, manant !!!
À cela, le batteur VRP préfère la vie monacale... d'un studio d'enregistrement (et pas pour un salaire de mineur de fond évidemment). Le batteur VRP est une marmotte qui passe le plus clair de son temps (sic !) à hiberner, drogué qu'il est au fatidique « on air ».

4) Le batteur VRP est un individualiste
Signe des temps, la notion de groupe n'existe plus pour lui (quelle idée saugrenue !). Il est sans foi ni loi et ne se donne qu'au plus offrant : plus il y a de passes, plus on fait tourner la boutique et sa réputation.
5) Le batteur VRP est un cinéphile
Il est nombriliste et un chouia cabotin. Pour immortaliser ses prouesses (avant que les rhumatismes ne le guettent), il se montre dans des vidéos dites « pédagogiques » ou il fait étalage de sa science et explique à la sauvette 2 ou 3 tourneries à la con, histoire de justifier l'appellation... « pédagogique ».
Une vidéo réussie d'un batteur VRP, c'est comme la maxime d'une bonne pub : « Ne pas prendre les gens pour des cons, mais tout faire comme s'il l'étaient vraiment ».

Mais la morale est parfois sauve, car il y aura de temps en temps des exceptions à la règle, des baguetteurs qui ont compris que savoir ne rime pas avec pouvoir.
5) Prélude de la fin
Auparavant les « Techniciens de la Technique » avaient pour noms Dennard, Narada Walden et j'en passe etc. L'on croyait avoir repoussé au-delà de l'imaginable les limites techniques de l'instrument alors qu'aujourd'hui ils passeraient pour d'aimables plaisantins gauches et maladroits.
Oubliés (qui se souvient d'eux...), laminés, dépassés par ce qui a justement contribué, dans leurs années fastes, à les porter au panthéon éphémère de l'instrument. Ironie de l'histoire...
Maintenant, les nouveaux chasseurs se nomment... (euh... je ne cite personne pour ne pas froisser les susceptibilités. En attendant l'ironie de l'histoire...
JOHN, IAN, GENE, BUDDY... que sont devenus vos fils ?...

Delta H F
1) Le batteur VRP
Avant, les VRP à papa usaient leurs godasses, maintenant le batteur VRP use à la chaîne ses baguettes. Son taf c'est de faire la tournée de popotes, on appelle ça pompeusement une « drum clinic», un « master class » alors que plus justement on devrait dire une « démo commerciale ».
C'est fait par un « endorsé» (euh... encussé, ça pourrait convenir ? Laughing ) alors que batteur « sous contrat » serait bien une expression plus réaliste. En version plus classieuse, on pourrait dire « ambassadeur de la marque » (si vraiment on a une admiration sans bornes pour le mec derrière les fûts).
2) La Mecque du Batteur VRP (alias la « Super Convention de Force de Vente que même celle d'IBM, à côté c'est de la daube »)
Le batteur VRP est un pèlerin dans l'âme (si si Cool ) et son nirvana secret est d'être un jour reçu en grande pompe au « Modern Drummer Festival ». On y récompensera ses « performances », il y obtiendra la reconnaissance de ses pairs, en somme le pinacle d'une carrière, l'aboutissement d'une vie de dur labeur.
Après avoir fait le singe sur scène, sous les vivats d'un public médusé (ou dégoûté par tant de maestria... Embarassed c'est selon), le batteur VRP reçoit son prix, remercie son père, sa mère, tante Lucie, cousine Cunéguonde, son gentil producteur, sa gentille maison de disque etc. (bla-bla-bla, ça on est habitué avec les Césars).
Dans cette « grande famille de la batterie », il y aura toujours quelques hérétiques, tel cet impie de Chad Smith, qui eût un jour l'outrecuidance d'exécuter un banalissime « poum tchak» sous les sifflets d'un public qui, comme les spectateurs des jeux du cirque romains, étaient là pour voir du sang et de la sueur... Une tuerie, quoi.
3) Le batteur VRP aime vivre enfermé
Comme dit la chanson, je parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.
Il n'y a pas si longtemps que ça, être batteur de studio (et musicien de studio en général), c'était comment dire, être l'archétype du besogneux de service Embarassed , du ringard qui raté l'essentiel à savoir celui de vivre sous les lumières des projecteurs, être adulé par les foules et ensemencer au passage ses groupies nympho dans l'obscurité de sa loge (hmmm, y'a bon).
Que Nenni, manant !!!
À cela, le batteur VRP préfère la vie monacale... d'un studio d'enregistrement (et pas pour un salaire de mineur de fond évidemment). Le batteur VRP est une marmotte qui passe le plus clair de son temps (sic !) à hiberner, drogué qu'il est au fatidique « on air ».

4) Le batteur VRP est un individualiste
Signe des temps, la notion de groupe n'existe plus pour lui (quelle idée saugrenue !). Il est sans foi ni loi et ne se donne qu'au plus offrant : plus il y a de passes, plus on fait tourner la boutique et sa réputation.
5) Le batteur VRP est un cinéphile
Il est nombriliste et un chouia cabotin. Pour immortaliser ses prouesses (avant que les rhumatismes ne le guettent), il se montre dans des vidéos dites « pédagogiques » ou il fait étalage de sa science et explique à la sauvette 2 ou 3 tourneries à la con, histoire de justifier l'appellation... « pédagogique ».
Une vidéo réussie d'un batteur VRP, c'est comme la maxime d'une bonne pub : « Ne pas prendre les gens pour des cons, mais tout faire comme s'il l'étaient vraiment ».

Mais la morale est parfois sauve, car il y aura de temps en temps des exceptions à la règle, des baguetteurs qui ont compris que savoir ne rime pas avec pouvoir.
5) Prélude de la fin
Auparavant les « Techniciens de la Technique » avaient pour noms Dennard, Narada Walden et j'en passe etc. L'on croyait avoir repoussé au-delà de l'imaginable les limites techniques de l'instrument alors qu'aujourd'hui ils passeraient pour d'aimables plaisantins gauches et maladroits.
Oubliés (qui se souvient d'eux...), laminés, dépassés par ce qui a justement contribué, dans leurs années fastes, à les porter au panthéon éphémère de l'instrument. Ironie de l'histoire...
Maintenant, les nouveaux chasseurs se nomment... (euh... je ne cite personne pour ne pas froisser les susceptibilités. En attendant l'ironie de l'histoire...
JOHN, IAN, GENE, BUDDY... que sont devenus vos fils ?...

Delta H F
Commentaires
1. Le mercredi 19 avril 2006 à 10:53, par Yardbird
2. Le samedi 29 avril 2006 à 18:50, par Delta HF
3. Le lundi 1 mai 2006 à 20:44, par bavasaca
4. Le lundi 12 juin 2006 à 18:04, par Adiman
5. Le mardi 13 juin 2006 à 10:37, par K'
6. Le jeudi 15 juin 2006 à 20:27, par Adiman
7. Le mardi 1 août 2006 à 15:44, par max
8. Le lundi 18 septembre 2006 à 15:01, par Zdkje
9. Le mardi 26 septembre 2006 à 22:11, par zik0s
10. Le mercredi 22 novembre 2006 à 11:11, par saturnin
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