Stabilité. C'est le premier critère. Une pédale de grosse caisse doit être solidaire du cercle de grosse caisse, sans toutefois l'abimer. Une fois fixée, vérifiez qu'elle n'a pas de jeu latéral, puis tirez là par le talon. Rien ne doit bouger. Si votre budget le permet, préférez une pédale montée sur plaque. C'est une garantie supplémentaire de stabilité de la grosse caisse, et ça libère la pédale de certaines contraintes mécaniques. Mais c'est beaucoup plus volumineux dans le sac d'accessoires. Une charleston ne doit surtout pas avancer quand on la joue au pied. Certaines sont équipées de pointeaux stabilisateurs.

Vis de serrage à la grosse caisse. Elle est le plus souvent fixée sous la semelle, ce qui n'est guère pratique si on est amené à souvent la déplacer, mais peu gênant pour une batterie qui ne sort pas ou peu du local. Si la semelle est trop basse, il peut arriver qu'elle tape dessus. Certains modèles ont cette vis fixée sur le côté droit de la pédale, ce qui est infiniment plus confortable, sauf pour les gauchers.

Silence. Posez la pédale sur table et appuyez à plusieurs reprises sur la semelle. Il ne doit y avoir aucun bruit parasite. Rien de plus pénible que d'entendre des grincements et autres bruits de ferraille. Le mouvement doit être souple et régulier, sans à-coup.


Réponse.Une pédale se doit d'être le plus rapide possible pour transmettre l'énergie du pied sans décalage importun, mais tout le monde n'appuie pas de la même façon. Toutes disposent d'un réglage de tension du ressort. Plus vous avez le pied lourd, plus vous tendrez ce ressort. Plus vous avez le pied léger, plus vous le laisserez souple. Par ailleurs, les cames sont généralement rondes, mais il en existe à forme décentrée, ce qui procure un surcroit d'accélération en fin de course. Et certains modèles de pédale (Pearl) sont même livrés avec plusieurs cames.

Talon levé ou talon posé. Certaines pédales sont plus adaptées à l'une ou l'autre de ces techniques de jeu, mais c'est très relatif. Votre jeu peut évoluer, essayez donc toujours une pédale des deux façons. Et bien sûr, évitez une semelle anti-dérapante si vous jouez en faisant glisser la pointe du pied d'avant en arrière (sweeping).


Transmission. La plupart des modèles actuels sont à chaîne, mais il en existe à courroie. Contrairement aux apparences, ce n'est pas moins solide qu'un chaîne, ça ne casse pas plus. Mais la sensation est différente, plus souple, plus douce, plus molle. On trouve aussi quelques pédales munies d'une came de transmission directe. Certaines charlestons possèdent un système de levier démultiplicateur, initié par Tama avec le Lever Glide.

Batte. Plutôt qu'une simple batte en feutre, préférez une réversible feutre-plastique. Une batte en plastique donne une attaque beaucoup plus marquée, mais il est préférable d'installer une pièce de renfort en son point d'impact pour protéger la peau.

Réglage. Pour une charleston, rien de mieux qu'une bague en Nylon pour modifier la tension. Pour une pédale de grosse caisse, optez pour une inclinaison de la semelle indépendante de l'angle de la batte.


Double pédale. Dans le cas d'une double pédale, sachez que la présence d'un ressort de rappel sur la pédale asservie n'est pas vraiment indispensable. Par contre, contrôlez la souplesse et le silence des cardans. La pédale asservie est souvent montée sur une plaque, qui doit être bien ancrée au sol via du velcro et/ou des pointeaux. Certaines peuvent se solidariser à la charleston.

Tripode. Préférez une charleston à embase pivotante, ça vous rendra un fier service pour loger un pied de cymbale ou une double pédale.
F. B.