On croyait la SACEM proche des intérêts des multinationales, et pourtant une nouvelle fois Laurent Petitgirard (ndr : le président du directoire de la Sacem, encore compositeur à ses –rares- heures perdues) tient à nous démontrer le contraire, en assignant en justice le 23 février Universal Music France par le biais de son portail de téléchargement en ligne e-compil. La raison : une trop faible rétribution financière des auteurs-compositeurs.
Normalement, la loi française oblige à ce qu’elle représente un minimum de 12% du prix de détail du titre. Or e-compil ne l’entendait pas de cette oreille : selon nos sources, seuls 7% auraient été consacrés à la rémunération des artistes. Estimés floués, la SACEM et sa branche d’administration des droits de reproduction la SDRM espèrent gagner plus de 47.700 € (315.000 FF) de dommages et intérêts grâce à ce procès.
De l'autre côté, l'affaire suscite la plus vive contestation : Pascal Nègre (PDG d'Universal France) a estimé absurde la révolte après l’heure des responsables français et a rappelé avoir d'ores et déjà versé plusieurs millions d'euros de droits d'auteur dans ce cadre.