Tama Rockstar contre Pearl Export contre Yamaha Stage Custom
Par Ferid, lundi 14 février 2005 à 09:29 :: Batteries :: #21 :: rss
Comparatif des trois reines du marché.
Tama, Pearl, et Yamaha sont les trois marques japonaises qui ont su s'imposer sur un marché autrefois dominé par les grands noms américains de la batterie. Elles ont fait la preuve que le "Made in Japan" ou "Made in Taïwan" n'est pas forcément synonyme de piètre qualité, bien au contraire. Leurs produits haut de gamme atteignent la perfection à tous points de vue, leurs entrées de gamme sont aujourd'hui acceptables. Entre ces deux extrêmes, un vaste secteur, le plus fréquenté, celui de la batterie dite semi-pro. Des modèles certes très abordables, mais bien finis, solides, fiables, beaux, et durables. Si on est un minimum soigneux, on peut largement tourner un peu avec. Parmi celles-ci, les plus appréciées sont la Tama Rockstar, la Pearl Export, et la Yamaha Stage Custom. Il nous a paru évident de les comparer, en toute liberté.
Tama est une marque née en 1962 au sein du groupe Hoshino, qui fabrique aussi les guitares Ibanez. L'association de ces deux marques a naturellement entrainé une image très rock auprès du public, pendant longtemps il semblait impossible de jouer du metal sur autre chose qu'une Tama. Mais ce serait oublier que les plus spectaculaires kits de Billy Cobham à sa grande époque étaient signés Tama, et qu'Elvin Jones a quitté Gretsch pour Tama. Pour l'anecdote, Tama est le nom d'un petit tambour africain, mais aussi celui de la fille du fondateur. Et on en connaît au moins une en France qui porte ce nom. Le son Tama c'est Simon Phillips, Kenny Aronoff, ou Stewart Copeland. La marque a introduit de nombreuses innovations, dont deux majeures. En premier lieu, Tama a estimé qu'un accastillage rentrant dans le fût altérait sa vibration, et donc les tiges des attaches de toms et des piques de grosses caisse Tama ont été les premières à être parallèles au fût au lieu de rentrer dedans. Safe sex. Autre grande innovation Tama, l'Omnisphere, cette rotule qui permet un positionnement à presque 360° aussi rapide que fiable. Les modèles historiques de Tama sont les Artstar et Starclassic, mais aussi l'increvable Rockstar.
Pearl est né au lendemain de la seconde guerre mondiale, mais leurs batteries ne sont apparues sur nos scènes que dans les années 60. Le patron actuel, M. Yanagisawa, fils du fondateur, a un flair hors du commun pour savoir ce qui va marcher, toujours à l'écoute de tous. Ajoutez à cela un sens du marketing exceptionnel. L'innovation Pearl c'est l'attache de toms indépendante. À chaque tom, une attache, ainsi aucun n'est parasité par l'autre. Pearl a aussi développé toute une gamme d'accessoires très variés, dont le fameux rack de Jeff Porcaro, avec une totale compatibilité entre eux, permettant de se faire son petit mécano à l'infini. Tama ce sont les fines tiges, Pearl c'est les gros tubes. Les batteurs emblématiques de la marque sont Dennis Chambers, Chad Smith, ou Steve Ferrone. Pour Pearl, l'image est capitale. Il y a toute une gamme de produits dérivés, et on voit du Pearl partout, même aux cérémonies du débarquement! Les modèles les plus prestigieux sont les Masterworks et Masters Custom, mais la Pearl Export est à ce jour la batterie la plus vendue au monde, qui a dépassé le million d'exemplaires.
Dans la culture populaire, Yamaha est une marque de motos. Mais il s'agit en fait d'une énorme entreprise qui fabrique nombre de produits, dont des instruments de musique, aux qualités unanimement reconnues. Les batteries Yamaha sont nées dans les années 70, sous l'impulsion de Takashi Hagiwara, un ingénieur passionné. Il a pris conseil auprès des plus grands batteurs, étudiant en permanence leur jeu en vidéo, pour élaborer le meilleur matériel possible. Sur les recommandations d'Al Foster, Steve Gadd et Rick Marotta est née la Recording Custom, le modèle historique de la gamme. L'image est aussi très importante pour la marque, les ambassadeurs sont Dave Weckl, Peter Erskine, ou Manu Katché. Yamaha n'avait toujours produit que du haut de gamme jusque dans les années 90, où il a bien fallu s'adapter au marché avec des instruments populaires. Le modèle le plus apprécié des jeunes est la Stage Custom.
La Tama Rockstar est fabriquée en huit plis, sept en acajou des Philippines et un sur la face interne en tilleul, ce dernier tempérant légèrement l'attaque de l'acajou. L'épaisseur totale est de 9 mm. La finition extérieure est faite d'un rhodoid encollé sur toute sa surface pour éviter tout gondolage. Les doubles coquilles sont monobloc, y compris sur la grosse caisse. L'atout maître de la Rockstar dernière version est qu'elle bénéficie d'un accastillage haut de gamme, à savoir celui des Starclassic. Les toms médiums sont donc montés sur support isolant Starcast. Il s'agit d'un arc de cercle métallique qui enserre quatre tirants par un anneau caoutchouté. La coquille réceptrice n'est donc pas fixé sur le tom mais sur cet arc de cercle. Pour comprendre l'intérêt de ce système, prenez une tasse, serrez la fortement et tapez dessus. Puis tenez là mollement en la laissant flotter et retaper dessus. La démonstration est faite. Sur un tom on gagne en résonance, vibration, sustain, et on évite tout risque de bruits parasites. L'attache double tom est composée de deux tubes, l'un coulissant dans l'autre comme chez les phoques. Chaque tube supporte une rotule logeant la tige du tom, et le réglage de l'une est indépendante de l'autre, tant en hauteur qu'en profondeur. Les cercles de grosse caisse sont les Accu Tune, propres à Tama. Ils ne sont ni en bois ni en acier mais en résine synthétique moulée. Plus besoin de crochets, le cercle est muni de décrochements à travers lesquels passer le tirant, et comprend un creux pour placer la pédale. Les avantages sont multiples. On est sûr que les tirants sont bien positionnés, comme la pédale, puisqu'on ne peut pas faire autrement. L'accord est plus facile et plus stable qu'avec un cercle normal. Et on gagne en légèreté. La caisse claire d'origine est une 14" x 5 1/2" en acier anodisé noir, munie d'un raidisseur en son milieu, épousé par les doubles coquilles centrales. En d'autres termes une copie visuelle de la fameuse Ludwig Black Beauty, qui elle était en cuivre. Cette Tama se montre bien équilibrée dans les fréquences médium hautes, avec ce qu'il faut d'agressivité sans faire mal aux oreilles. Facile à régler, c'est une caisse claire tous terrains. La Rockstar est livrée avec un pack d'accessoires double embase, d'excellente facture. C'est joli, pratique, et costaud. Six coloris sont disponibles: bleu clair, bleu foncé, argent, rouge, vert, blanc, noir, et gris métallisé.
La Pearl Export est faite de six plis de peuplier, totalisant 7,5 mm d'épaisseur. La finition extérieure est un rhodoid. Elle est équipée de petites coquilles simples, ce qui améliore la résonance du fût. Pearl oblige, pas question d'attache double tom, mais de deux attaches simples. Deux tubes coulissent verticalement dans la grosse caisse. Ils sont articulés par une couronne crantée, et un petit tube plus court vient se loger dans la coquille réceptrice de l'attache. Concurrence oblige, l'Export actuelle est dotée d'attaches suspendues, ce que chez Pearl on appelle ISS. Dans le genre, c'est la plus simple, mais pas forcément la plus mauvaise. La plaque supportant la coquille est pincée sur le rebord du cercle par deux points d'attache. Et ma foi ça tient le coup. Les cerles de grosse caisse sont très classiques, en bois assorti, avec des crochets. La caisse claire est une 14" x 5 1/2", elle aussi en bois assorti, munie de doubles coquilles. Le pack d'accessoires à double embase est sobre et robuste, il comprend deux pieds de cymbales dont un à perche. L'export est proposée en six coloris: noir, chrome, bleu, violet, rouge, et gris.
La Yamaha Stage Custom est faite en sept plis d'acajou des philippines plus un pli externe en bouleau, pour donner un peu de rondeur, totalisant 8 mm. Elle est dotée de petites coquilles simples, et sa finition extérieure est non pas un rhodoid mais un vernis mat, ce qui respecte la nature du fût. Fabriquée en Indonésie, elle est la plus raisonnable des Yamaha pour son rapport qualité prix. En quelque sorte une version populaire de la Recording, trois fois moins chère et qui n'a pas grand chose à lui envier si ce n'est la réputation. L'attache double tom est un habile compromis des principes de la concurrence. Un tube vertical loge deux petits tubes, coulissant chacun en hauteur et abritant une attache sur rotule. En d'autres termes, c'est un mix entre le système Tama et le Pearl. Le meilleur des deux mondes en quelque sorte. Après tout, certains préfèrent Pepsi à Coca. La version Yamaha de la fixation de tom suspendue se nomme YESS. La coquille femelle est fixée en surplomb sur le fût par deux vis au lieu d'être sertie dedans, rien de plus. Ce qui limite considérablement la course avant/arrière de la tige de réglage, hexagonale pour ne pas tourner. La caisse claire est une 14" x 5 1/2" en acier chromé. Comme pour la Pearl Export, les cercles de grosse caisse sont en bois assorti. Particularité, contrairement aux deux autres la grosse caisse ne fait pas 16" de profondeur mais 17". Quelques centimètres qui font la différence entre ooohh et aahhh. Les accessoires sont tous à simple embase. Les coloris disponibles sont: rouge, vert, naturel et noir.
On l'a vu, chacune de ces batteries possède ses caractéristiques propres, tout en évoluant dans le même univers. Pour toutes les trois, il est possible de compléter le kit initial par des éléments au détail. Il ne reste plus qu'à répertorier les plus et les moins de chacune. La Rockstar jouit d'une réputation sans faille. Attaque claire et précise, bonne puissance, accastillage élégant tout en se montrant fiable. Les coloris sont variés mais quelconques. L'image est neutre. Les rotules Tama sont précises, mais on sait qu'une fois serrées, elles descendent de quelque millimètres. Par contre, le Starcast est de loin le meilleur des trois systèmes de fixation. Le plus stable et le plus beau. La Rockstar se révèle cependant assez délicate à accorder pour un batteur débutant. Elle chante haut et fort, avec une attaque un peu brutale, riche en harmoniques hautes. C'est la batterie de ceux qui recherchent puissance et précision avec un look néo-classique. Recommandée pour le metal et le jazz, elle fait merveille en fusion. Ce qui lui réussit le mieux, ce sont des peaux transparentes simple épaisseur accordées un peu tendues. La Pearl Export est la Clio des batteries. Pas très excitante de prime abord, mais sérieuse, solide, pas chiante. Le système d'orientation des toms demande plus de temps à maîtriser que les rotules, mais c'est aussi le plus solide. Les coloris sont quelconques. Les accessoires tellement vus et revus partout qu'ils semblent faire partie de notre culture à tous. La sonorité est parfaitement dosée dans les médiums graves. C'est la batterie pop par excellence. Avec des doubles peaux modérément tendues, c'est le son Bonham assuré, mais aussi celui de la brit pop ou du funk vintage.
La Yamaha Stage Custom aime les peaux blanches simple épaisseur, moyennement tendues. Elle privilégie l'attaque et la précision au détriment de la puissance et de la rondeur. Le look est superbe, très chic et différent. Ses mécaniques sont un vrai bonheur de convivialité. Bien que de simple embase, ses accessoires sont aussi solides que ceux des autres si on fait un peu attention. C'est une batterie généraliste, avec les avantages et les inconvénients que cela implique. Elle fait presque tout, mais sans aucune personnalité et un son médium haut qui lasse vite. Avec des micros dessus c'est un bonheur, en acoustique les deux autres lui mettent une raclée. C'est le modèle idéal pour le bal ou le caf conç.
Vous connaissez maintenant l'essentiel sur ces trois batteries. À vous maintenant de faire votre choix selon les critères qui sont les vôtres. Pour vous aider, un tableau résume les avantages et inconvénients de chacune. Quoiqu'il en soit, celle que vous choisirez sera la vôtre, donc la plus belle. Reste à savoir que chaque revendeur a des rapports différents avec les fabriquants, selon le modèle choisi tel ou tel magasin est plus intéressant qu'un autre. Aucun n'est meilleur ou moins cher dans l'absolu. Être batteur n'empêche pas d'être un consommateur avisé.
F.B.
Image: 1 Rockstar, 2 Stage Custom, 3 Export.
Notoriété: 1 Export, 2 Rockstar, 3 Stage Custom.
Frime: 1 Stage Custom, 2 Rockstar, 3 Export.
Coloris et finition: 1 Stage Custom, 2 Rockstar, 3 Export.
Puissance: 1 Rockstar, 2 Export, 3 Stage Custom.
Précision: 1 Stage Custom, 2 Rockstar, 3 Export.
Confort: 1 Export, 2 Stage Custom, 3 Rockstar.
Convivialité: 1 Stage Custom, 2 Rockstar, 3 Export.
Prix: 1 Rockstar, 2 Export, 3 Stage Custom.
Accastillage: 1 Stage Custom, 2 Rockstar, 3 Export.
Robustesse: 1 Export, 2 Rockstar, 3 Stage Custom.
Revente: 1 Stage Custom, 2 Rockstar, 3 Export.
F.B.
http://www.tama.com
http://www.pearldrum.com
http://www.yamaha-europe.com/yamaha_europe/france/10_musical_instruments/40_drums/
Tama est une marque née en 1962 au sein du groupe Hoshino, qui fabrique aussi les guitares Ibanez. L'association de ces deux marques a naturellement entrainé une image très rock auprès du public, pendant longtemps il semblait impossible de jouer du metal sur autre chose qu'une Tama. Mais ce serait oublier que les plus spectaculaires kits de Billy Cobham à sa grande époque étaient signés Tama, et qu'Elvin Jones a quitté Gretsch pour Tama. Pour l'anecdote, Tama est le nom d'un petit tambour africain, mais aussi celui de la fille du fondateur. Et on en connaît au moins une en France qui porte ce nom. Le son Tama c'est Simon Phillips, Kenny Aronoff, ou Stewart Copeland. La marque a introduit de nombreuses innovations, dont deux majeures. En premier lieu, Tama a estimé qu'un accastillage rentrant dans le fût altérait sa vibration, et donc les tiges des attaches de toms et des piques de grosses caisse Tama ont été les premières à être parallèles au fût au lieu de rentrer dedans. Safe sex. Autre grande innovation Tama, l'Omnisphere, cette rotule qui permet un positionnement à presque 360° aussi rapide que fiable. Les modèles historiques de Tama sont les Artstar et Starclassic, mais aussi l'increvable Rockstar.
Pearl est né au lendemain de la seconde guerre mondiale, mais leurs batteries ne sont apparues sur nos scènes que dans les années 60. Le patron actuel, M. Yanagisawa, fils du fondateur, a un flair hors du commun pour savoir ce qui va marcher, toujours à l'écoute de tous. Ajoutez à cela un sens du marketing exceptionnel. L'innovation Pearl c'est l'attache de toms indépendante. À chaque tom, une attache, ainsi aucun n'est parasité par l'autre. Pearl a aussi développé toute une gamme d'accessoires très variés, dont le fameux rack de Jeff Porcaro, avec une totale compatibilité entre eux, permettant de se faire son petit mécano à l'infini. Tama ce sont les fines tiges, Pearl c'est les gros tubes. Les batteurs emblématiques de la marque sont Dennis Chambers, Chad Smith, ou Steve Ferrone. Pour Pearl, l'image est capitale. Il y a toute une gamme de produits dérivés, et on voit du Pearl partout, même aux cérémonies du débarquement! Les modèles les plus prestigieux sont les Masterworks et Masters Custom, mais la Pearl Export est à ce jour la batterie la plus vendue au monde, qui a dépassé le million d'exemplaires.
Dans la culture populaire, Yamaha est une marque de motos. Mais il s'agit en fait d'une énorme entreprise qui fabrique nombre de produits, dont des instruments de musique, aux qualités unanimement reconnues. Les batteries Yamaha sont nées dans les années 70, sous l'impulsion de Takashi Hagiwara, un ingénieur passionné. Il a pris conseil auprès des plus grands batteurs, étudiant en permanence leur jeu en vidéo, pour élaborer le meilleur matériel possible. Sur les recommandations d'Al Foster, Steve Gadd et Rick Marotta est née la Recording Custom, le modèle historique de la gamme. L'image est aussi très importante pour la marque, les ambassadeurs sont Dave Weckl, Peter Erskine, ou Manu Katché. Yamaha n'avait toujours produit que du haut de gamme jusque dans les années 90, où il a bien fallu s'adapter au marché avec des instruments populaires. Le modèle le plus apprécié des jeunes est la Stage Custom.
La Tama Rockstar est fabriquée en huit plis, sept en acajou des Philippines et un sur la face interne en tilleul, ce dernier tempérant légèrement l'attaque de l'acajou. L'épaisseur totale est de 9 mm. La finition extérieure est faite d'un rhodoid encollé sur toute sa surface pour éviter tout gondolage. Les doubles coquilles sont monobloc, y compris sur la grosse caisse. L'atout maître de la Rockstar dernière version est qu'elle bénéficie d'un accastillage haut de gamme, à savoir celui des Starclassic. Les toms médiums sont donc montés sur support isolant Starcast. Il s'agit d'un arc de cercle métallique qui enserre quatre tirants par un anneau caoutchouté. La coquille réceptrice n'est donc pas fixé sur le tom mais sur cet arc de cercle. Pour comprendre l'intérêt de ce système, prenez une tasse, serrez la fortement et tapez dessus. Puis tenez là mollement en la laissant flotter et retaper dessus. La démonstration est faite. Sur un tom on gagne en résonance, vibration, sustain, et on évite tout risque de bruits parasites. L'attache double tom est composée de deux tubes, l'un coulissant dans l'autre comme chez les phoques. Chaque tube supporte une rotule logeant la tige du tom, et le réglage de l'une est indépendante de l'autre, tant en hauteur qu'en profondeur. Les cercles de grosse caisse sont les Accu Tune, propres à Tama. Ils ne sont ni en bois ni en acier mais en résine synthétique moulée. Plus besoin de crochets, le cercle est muni de décrochements à travers lesquels passer le tirant, et comprend un creux pour placer la pédale. Les avantages sont multiples. On est sûr que les tirants sont bien positionnés, comme la pédale, puisqu'on ne peut pas faire autrement. L'accord est plus facile et plus stable qu'avec un cercle normal. Et on gagne en légèreté. La caisse claire d'origine est une 14" x 5 1/2" en acier anodisé noir, munie d'un raidisseur en son milieu, épousé par les doubles coquilles centrales. En d'autres termes une copie visuelle de la fameuse Ludwig Black Beauty, qui elle était en cuivre. Cette Tama se montre bien équilibrée dans les fréquences médium hautes, avec ce qu'il faut d'agressivité sans faire mal aux oreilles. Facile à régler, c'est une caisse claire tous terrains. La Rockstar est livrée avec un pack d'accessoires double embase, d'excellente facture. C'est joli, pratique, et costaud. Six coloris sont disponibles: bleu clair, bleu foncé, argent, rouge, vert, blanc, noir, et gris métallisé.
La Pearl Export est faite de six plis de peuplier, totalisant 7,5 mm d'épaisseur. La finition extérieure est un rhodoid. Elle est équipée de petites coquilles simples, ce qui améliore la résonance du fût. Pearl oblige, pas question d'attache double tom, mais de deux attaches simples. Deux tubes coulissent verticalement dans la grosse caisse. Ils sont articulés par une couronne crantée, et un petit tube plus court vient se loger dans la coquille réceptrice de l'attache. Concurrence oblige, l'Export actuelle est dotée d'attaches suspendues, ce que chez Pearl on appelle ISS. Dans le genre, c'est la plus simple, mais pas forcément la plus mauvaise. La plaque supportant la coquille est pincée sur le rebord du cercle par deux points d'attache. Et ma foi ça tient le coup. Les cerles de grosse caisse sont très classiques, en bois assorti, avec des crochets. La caisse claire est une 14" x 5 1/2", elle aussi en bois assorti, munie de doubles coquilles. Le pack d'accessoires à double embase est sobre et robuste, il comprend deux pieds de cymbales dont un à perche. L'export est proposée en six coloris: noir, chrome, bleu, violet, rouge, et gris.
La Yamaha Stage Custom est faite en sept plis d'acajou des philippines plus un pli externe en bouleau, pour donner un peu de rondeur, totalisant 8 mm. Elle est dotée de petites coquilles simples, et sa finition extérieure est non pas un rhodoid mais un vernis mat, ce qui respecte la nature du fût. Fabriquée en Indonésie, elle est la plus raisonnable des Yamaha pour son rapport qualité prix. En quelque sorte une version populaire de la Recording, trois fois moins chère et qui n'a pas grand chose à lui envier si ce n'est la réputation. L'attache double tom est un habile compromis des principes de la concurrence. Un tube vertical loge deux petits tubes, coulissant chacun en hauteur et abritant une attache sur rotule. En d'autres termes, c'est un mix entre le système Tama et le Pearl. Le meilleur des deux mondes en quelque sorte. Après tout, certains préfèrent Pepsi à Coca. La version Yamaha de la fixation de tom suspendue se nomme YESS. La coquille femelle est fixée en surplomb sur le fût par deux vis au lieu d'être sertie dedans, rien de plus. Ce qui limite considérablement la course avant/arrière de la tige de réglage, hexagonale pour ne pas tourner. La caisse claire est une 14" x 5 1/2" en acier chromé. Comme pour la Pearl Export, les cercles de grosse caisse sont en bois assorti. Particularité, contrairement aux deux autres la grosse caisse ne fait pas 16" de profondeur mais 17". Quelques centimètres qui font la différence entre ooohh et aahhh. Les accessoires sont tous à simple embase. Les coloris disponibles sont: rouge, vert, naturel et noir.
On l'a vu, chacune de ces batteries possède ses caractéristiques propres, tout en évoluant dans le même univers. Pour toutes les trois, il est possible de compléter le kit initial par des éléments au détail. Il ne reste plus qu'à répertorier les plus et les moins de chacune. La Rockstar jouit d'une réputation sans faille. Attaque claire et précise, bonne puissance, accastillage élégant tout en se montrant fiable. Les coloris sont variés mais quelconques. L'image est neutre. Les rotules Tama sont précises, mais on sait qu'une fois serrées, elles descendent de quelque millimètres. Par contre, le Starcast est de loin le meilleur des trois systèmes de fixation. Le plus stable et le plus beau. La Rockstar se révèle cependant assez délicate à accorder pour un batteur débutant. Elle chante haut et fort, avec une attaque un peu brutale, riche en harmoniques hautes. C'est la batterie de ceux qui recherchent puissance et précision avec un look néo-classique. Recommandée pour le metal et le jazz, elle fait merveille en fusion. Ce qui lui réussit le mieux, ce sont des peaux transparentes simple épaisseur accordées un peu tendues. La Pearl Export est la Clio des batteries. Pas très excitante de prime abord, mais sérieuse, solide, pas chiante. Le système d'orientation des toms demande plus de temps à maîtriser que les rotules, mais c'est aussi le plus solide. Les coloris sont quelconques. Les accessoires tellement vus et revus partout qu'ils semblent faire partie de notre culture à tous. La sonorité est parfaitement dosée dans les médiums graves. C'est la batterie pop par excellence. Avec des doubles peaux modérément tendues, c'est le son Bonham assuré, mais aussi celui de la brit pop ou du funk vintage.
La Yamaha Stage Custom aime les peaux blanches simple épaisseur, moyennement tendues. Elle privilégie l'attaque et la précision au détriment de la puissance et de la rondeur. Le look est superbe, très chic et différent. Ses mécaniques sont un vrai bonheur de convivialité. Bien que de simple embase, ses accessoires sont aussi solides que ceux des autres si on fait un peu attention. C'est une batterie généraliste, avec les avantages et les inconvénients que cela implique. Elle fait presque tout, mais sans aucune personnalité et un son médium haut qui lasse vite. Avec des micros dessus c'est un bonheur, en acoustique les deux autres lui mettent une raclée. C'est le modèle idéal pour le bal ou le caf conç.
Vous connaissez maintenant l'essentiel sur ces trois batteries. À vous maintenant de faire votre choix selon les critères qui sont les vôtres. Pour vous aider, un tableau résume les avantages et inconvénients de chacune. Quoiqu'il en soit, celle que vous choisirez sera la vôtre, donc la plus belle. Reste à savoir que chaque revendeur a des rapports différents avec les fabriquants, selon le modèle choisi tel ou tel magasin est plus intéressant qu'un autre. Aucun n'est meilleur ou moins cher dans l'absolu. Être batteur n'empêche pas d'être un consommateur avisé.
F.B.
Classement selon 12 critères:
F.B.
http://www.tama.com
http://www.pearldrum.com
http://www.yamaha-europe.com/yamaha_europe/france/10_musical_instruments/40_drums/
Commentaires
1. Le vendredi 25 février 2005 à 16:38, par Charlie
2. Le vendredi 8 juillet 2005 à 02:35, par Arthuro
3. Le mercredi 24 août 2005 à 11:36, par kot
4. Le mardi 22 novembre 2005 à 21:27, par toma le batteur fou
5. Le jeudi 8 décembre 2005 à 14:41, par mafialandaise
6. Le mercredi 18 janvier 2006 à 19:38, par jo
7. Le mardi 24 janvier 2006 à 15:13, par BK :: site
8. Le samedi 4 février 2006 à 00:46, par gui
9. Le samedi 27 mai 2006 à 10:30, par kev
10. Le mercredi 14 juin 2006 à 11:28, par Yann-bat
11. Le lundi 3 juillet 2006 à 11:29, par klincon
12. Le mardi 8 août 2006 à 12:47, par Nanaf
13. Le mercredi 9 août 2006 à 20:57, par Guillaume
14. Le samedi 26 août 2006 à 04:30, par dave
15. Le mardi 29 août 2006 à 00:33, par polo
16. Le vendredi 8 septembre 2006 à 19:56, par mr bad
17. Le mercredi 20 septembre 2006 à 13:45, par Pearl 89
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