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  <title>Batteur Online</title>
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  <tagline type="text/plain" mode="escaped">Le site des batteurs francophones</tagline>
  
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  <title>Bagmag</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.batteuronline.com/dotclear/index.php/2008/04/01/174-bagmag" />
  <issued>2008-04-01T10:27:28+00:00</issued>
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  <author><name>Ferid</name></author>
  <dc:subject>BOLinews</dc:subject>
  <summary>Le nouveau magazine spécialisé que l'on attendait.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">Le nouveau magazine spécialisé que l'on attendait. Constatant que les ventes cumulées de Batteur Mag et Batterie Mag n’atteignaient pas celles de Batmag il y a quelques années, les deux magazines ont décidé de fusionner et ne faire plus qu’un désormais: Bagmag.&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Ce nom, fédérateur s’il en est, a été choisi en toute humilité par le rédacteur en chef Philgamaha Gozner. Comme il nous l’explique &quot;La baguette est ce qui relie le batteur à la batterie, c'est donc l'élément le plus important. Et depuis toujours cette presse n’existe que par moi et les miens, les autres sont de simples figurant. Les articles sont soit nos catalogues paraphrasés, soit relus et corrigés par nos soins. Maintenant, les choses vont être claires. Et ça nous coûtera moins cher, tout en étant plus porteur.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Quelques voix se sont élevées pour dénoncer un risque de contrôle total du marché, et l'absence de critique objective. Gozner balaye l'argument d'un revers de la main &quot;Et ça changera quoi?&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Il nous confie également avoir été reçu par le chef de l'état. &quot;Comme moi, Nicolas n'aime pas les allemands. Je pense qu'il est urgent, pour préserver la souveraineté de la France, de rétablir les droits de douane à la frontière, et de ne plus autoriser de transactions en ligne avec l'Allemagne.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;
En guise de conclusion, nous lui avons demandé quels étaient ses groupes préférés actuellement. Sa réponse fut sans équivoque. &quot;Si vous croyez que j'ai le temps d'écouter la musique. Et je vais vous apprendre une chose. A la fin de la journée, quand je fais ma caisse est que j'entends le bruit du ticket récapitulatif qui s'imprime, je me dis qu'il n'y a rien qui groove plus que ça. C'est le rythme de la vie.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Bernard Fouin&lt;br&gt;</content>
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  <title>BOL Kit 2007/2008</title>
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  <issued>2007-12-05T12:44:09+00:00</issued>
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  <author><name>Ferid</name></author>
  <dc:subject>Batteries</dc:subject>
  <summary>Après le succès du premier BOL kit l'année dernière, voici sa nouvelle composition. Cette fois-ci avec de la marque, rien moins qu'une Pearl Export avec des cymbales Sabian B8. Et ce pour un prix incroyable.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">Après le succès du premier BOL kit l'année dernière, voici sa nouvelle composition. Cette fois-ci avec de la marque, rien moins qu'une Pearl Export avec des cymbales Sabian B8. Et ce pour un prix incroyable. &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;http://www.musik-produktiv.fr/bilder2/10/00/10/100010317m.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

La Pearl Export est officiellement la batterie la plus vendue au monde, qui a largement dépassé le million d'exemplaires. C'est dire son excellent positionnement sur le marché. Ce n'est certes pas du haut de gamme, mais c'est déjà du matos très acceptable, fiable et qui a de la gueule, très largement au dessus des modèles bas de gamme que l'on voit sur le marché. Et elle fait presque luxueuse, comparée à ses soeurs Target et Forum. &lt;br&gt;&lt;br&gt;

Il va de soi qu'au fil du temps, elle n'a fait que s'améliorer, suivant l'évolution du marché. Celle d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec celle d'il y a vingt ans. Elle est réalisée en six plis de peuplier totalisant 7,5 mm d'épaisseur. Les toms sont tous montés sur support flottant ISS pour plus de sustain. La résonance est également améliorée avec l'utilisation de coquilles de faible masse. Les cercles de grosse caisse sont en bois, assortis aux fûts. La caisse claire est du même bois et de la même couleur que les fûts. &lt;br&gt;&lt;br&gt;

Le modèle du BOL kit est une Export supérieure, appelée Export Radical. Elle est en configuration fusion, avec une grosse caisse de 22&quot; x 18&quot;, trois toms suspendus de 10&quot; x 8&quot;, 12&quot; x 9&quot;, 14&quot; x 11&quot;, et une caisse claire de 14&quot; x 5 1/2&quot; . Des dimensions très contemporaines, et un idéal compromis entre puissance et encombrement. Foin des sinistres coloris noir, rouge ou blanc courants, celle-ci est argent pailleté. 
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Elle est livrée avec un jeu d'accessoires à double embase, pratiques et solides. Il ne manque que le siège, BOL vous le rajoute. Et aussi les cymbales. Pour une sonorité bien rock sans se ruiner, les Sabian B8 sont un excellent choix. Elle est maintenant prête à jouer, il ne manque plus que les baguettes. Afin de vous assurer de longues heures de jeu sans devoir débourser des sommes supplémentaires, BOL a pensé à vous fournir pas moins de douze paires avec la batterie. De quoi voir venir.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.musik-produktiv.fr/bilder2/00/46/01/004601294m.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Elle est livrée avec de simples peaux transparentes. On pourra changer celles de frappe à l'occasion, mettre des blanches par exemple, pour un son plus mat, moins agressif. Globalement, la Pearl Export chante dans un registre médium, avec une attaque assez ronde, une sonorité un peu grasse, pourvu qu'on ne l'accorde pas trop tendue. &lt;br&gt;&lt;br&gt;

C'est la batterie que l'on achète au départ pour son rapport qualité-prix, et que l'on est surpris d'avoir toujours dix ans plus tard. C'est donc un excellent choix, tout aussi raisonnable que stimulant. Grace au partenariat entre BOL et Musik Produktiv, tous les membres de Batteur Online peuvent acquérir cet ensemble homogène de qualité pour moins que le prix de la batterie seule. Vous y gagnez donc le jeu de cymbales, le siège, et un an de baguettes. 
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Pour info, le prix public de la Pearl Export est de &lt;strong&gt;876 €&lt;/strong&gt; (source la Boite Noire au 1/12/2007) et celui du pack Sabian B8 &lt;strong&gt;340€&lt;/strong&gt; (source la Boite Noire au 1/12/2007).  Rajoutez le prix d'un bon siège solide et un carton de baguettes, et vous obtenez le total ahurissant de &lt;strong&gt;849 €&lt;/strong&gt;, livraison à domicile incluse. Joyeux Noël.&lt;br&gt;&lt;br&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>Roger Kemp Biwandu</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.batteuronline.com/dotclear/index.php/2007/11/02/172-roger-kemp-biwandu" />
  <issued>2007-11-02T16:38:09+00:00</issued>
  <modified>2007-11-02T16:38:09+00:00</modified>
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  <author><name>Ferid</name></author>
  <dc:subject>Critique</dc:subject>
  <summary>Influences
'Mosaic)</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">Influences&lt;br&gt;
'Mosaic) &lt;br&gt;&lt;img src=&quot;http://multimedia.fnac.com/multimedia//images_produits/ZoomPE/0/2/5/3700173691520.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Passionné est le premier mot qui vient à l’esprit quand on évoque Roger Biwandu. Non pas un passionné rêveur et superficiel, mais au contraire un véritable passionné, qui se donne les moyens d’aller au bout de son rêve, de donner vie à sa passion, en allant toujours plus de l’avant. Ce bordelais a véritablement débuté sa carrière avec Tribal Jam, un groupe de hip hop de sa région. Les batteurs l’ont découvert lors de la première Batnight, où il représentait Zildjian et Ludwig. Sa réputation est ensuite allé grandissante, ses qualités de batteur allant de pair avec ses qualités humaines. Roger est connu pour être un sacré batteur et un homme adorable. On l’a vu jouer du jazz rue des Lombards, 	notamment dans Chic Hot, groupe devenu légendaire, on le voit aussi faire le tour du monde avec Salif Keita, et on le voit aussi  partout où il se passe quelque chose dans le monde de la batterie. Ne se reposant jamais sur ses lauriers, il travaille son instrument encore et encore, ne lâchant les baguettes que pour aller écouter d’autres batteurs, faire partager son enthousiasme pour l’un ou l’autre, n’hésitant pas à arranger des interviews pour la presse spécialisée. C’est dire son implication dans la batterie. &lt;br&gt;&lt;br&gt;
Quand on su qu’il préparait un album solo, on s’est posé des questions. Allait-il tomber dans le piège de l’album de batteur ? En effet, il aime le jazz acoustique, mais aussi la fusion et le rock californien. Il aurait très facilement pu faire un album mi électrique mi acoustique, avec quelques chansons. Le tout sous l’angle du catalogue de compétences, avec quelques featurings prestigieux, quelques tourneries vicieuses et deux ou trois solos carabinés. Mais voilà, la passion de Roger n’est pas exclusive. Ce qui l’anime ce n’est pas la batterie en tant que telle mais la musique, et au-delà tout ce qui est vie, relations, échanges, partage. 
Dans le civil, Roger est également rugbyman. Il pratique tant qu’il le peut dans l’équipe de sa ville. Et cet esprit rugby, il voulait le mettre dans son album. Et finalement, quoi de plus logique qu’un authentique jazzman se passionne pour ce ballon aux imprévisibles rebonds, pour cet engagement collectif qui se  nourrit de contacts authentiques sans ménagements ?&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Cet album qui s’ouvre avec le haka des All Blacks doublé sur les toms basses est un pur disque de jazz acoustique contemporain. Roger a choisi une esthétique, et s’y tient. Il n’est pas leader mais coach d’une équipe au service de sa musique, dans laquelle on retrouve de nombreux talents de la scène actuelle, comme Taffa Cissé, Christophe Cravero, Nicolas Folmer, Hervé Gourdikian (son complice De Chic Hot) ou Remi Vignolo (également batteur à ses heures). Les compositions sont originales, à l’exception d’un titre composé par Vinnie Colaiuta en hommage à Tony Williams. On est très proche de l’esprit et du son des groupes de Branford Marsalis.  &lt;br&gt;&lt;br&gt;
Si Roger est un grand admirateur de Vinnie, qu’il appelle Dieu, au point d’avoir un set-up quasi identique au sien, il est aussi un grand fan de Jeff Tain Watts. Et l’on peut dire que c’est du jeu de ce dernier que Roger s’inspire le plus sur cet album. Très rentre-dedans, avec une belle énergie, mais tout en étant à la fois terriblement terrien, solide, assumé. Les éclairs qui jaillissent ça et là sont comme des éruptions volcaniques, quine font jamais oublier qu’au centre le cœur brûle pour alimenter la machine. &lt;br&gt;&lt;br&gt;
Ne vous imaginez pas entendre un album de batterie plein la gueule pour faire le beau, mais au contraire un disque de musique plein le cœur pour donner du beau. Connaissant Roger, on ne s’étonnera pas qu’il ait choisi de mettre son immense talent au service de la musique, car c’est ce qu’il a  toujours fait. Ici, la musique est sienne, et elle est belle. &lt;br&gt;&lt;br&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>Les percussives 2007</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.batteuronline.com/dotclear/index.php/2007/09/30/171-les-percussives-2007" />
  <issued>2007-09-30T19:21:49+00:00</issued>
  <modified>2007-09-30T19:21:49+00:00</modified>
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  <author><name>Ferid</name></author>
  <dc:subject>BOLinews</dc:subject>
  <summary>La quatrième édition de ce festival s'annonce fort prometteuse. Avec en têtes d'affiche Christian Vander, Bill Bruford et Cindy Blackman, et Tony Williams.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">La quatrième édition de ce festival s'annonce fort prometteuse. Avec en têtes d'affiche Christian Vander, Bill Bruford et Cindy Blackman, et Tony Williams. &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/Inconnu.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Un festival de batterie n'est pas une chose extraordinaire en soi, même si ce n'est pas chose fréquente. Un festival de batterie qui ne soit pas la promotion, déguisée ou pas, d'un magasin est encore plus rare. Un festival de batterie organisé par quelqu'un qui connait vraiment la batterie, ça se compte sur les doigts d'une main. &lt;br&gt;&lt;br&gt;
Les Percussives sont l'oeuvre de Christophe Rossi, ancien co-rédac chef de Batmag, une des personnes qui connait le mieux cet instruments, ses pratiquants, son univers, toujours animé par sa sincère passion pour l'instrument. &lt;br&gt;&lt;br&gt;
Cette quatrième édition débutera le 5 octobre avec le duo improvisé de Bill Bruford, légendaire batteur de Yes et King Crimson reconverti dans le jazz créatif, avec le pianiste néerlandais Michiel Borstlap. Au même programme, l'étonnant duo de Cyril Atef (M, Bumcello) baptisé Congopunq. &lt;br&gt;&lt;br&gt;
Le lendemain, le Da Zess Untehr Zerebrähl Perkutëhr Zëbein Strahh De Geustaah, alias Christian Vander, se produira avec son groupe endémique, Magma. Auparavant, il aura donné un master class gratuit en fin d'après-midi. &lt;br&gt;&lt;br&gt;
Il y aura aussi la projection d'un film sur Billy Cobham, une exposition de photos de Tony Williams par Christian Rose, l'un des meilleurs photographes spécialisés du pays depuis plus de trente ans, une conférence/démo de Karim Ziad sur la musique gnawa, une autre de Jean Rochard (fondateur du label NATO) et Fréderic Goaty (rédac chef adjoint de Jazz Magazine) sur Tony Williams.&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Et toujours pour rendre hommage à Tony Williams, un concert de celle qui lui prêta un jour une paire de balais, avant d'en devenir une des ses meilleures exégèses, milady Cindy Blackman. &lt;br&gt;&lt;br&gt;
Et tout ça pour la somme de 20 €, elle est pas belle la vie ? &lt;br&gt;&lt;br&gt;
N'hésitez pas à contacter Christophe Rossi, au 01 49 91 10 65, ou par mail christopherossi@canal93.net&lt;br&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>Ludwig par Doppler</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.batteuronline.com/dotclear/index.php/2007/08/20/169-ludwig-par-doppler" />
  <issued>2007-08-20T10:54:08+00:00</issued>
  <modified>2007-08-20T10:54:08+00:00</modified>
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  <author><name>Ferid</name></author>
  <dc:subject>Batteries</dc:subject>
  <summary>Si vous rôdez sur ebay, vous n'avez pas manqué de repérer ces fameuses caisses claires autoproclamées "meilleures copies des Ludwig", vendues pour une poignée d'euros. Qu'en est-il exactement ? </summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">Si vous rôdez sur ebay, vous n'avez pas manqué de repérer ces fameuses caisses claires autoproclamées &quot;meilleures copies des Ludwig&quot;, vendues pour une poignée d'euros. Qu'en est-il exactement ? &lt;br&gt; Doppler est une entreprise autrichienne, qui commence à faire beaucoup parler d'elle auprès des batteurs internautes, car elle ne vend ses produits qu'exclusivement en ligne.La méthode Doppler repose sur deux principes. Le premier est celui déjà utilisé par tous les revendeurs et les importateurs.  Il consiste, comme chacun sait, à se faire fabriquer en Chine des produits portant sa marque. L'usine asiatique fabrique à la demande selon les critères de l'occidental qui passe commande. Il n'y a généralement aucune exclusivité réelle. Tout au plus le client peut-il choisir ses coquilles ou son déclencheur dans le vaste catalogue du fabricant. Ainsi ce qui est vendu sous la marque Doppler peut aussi bien l'être sous un autre nom dans un autre pays. &lt;br&gt;&lt;br&gt;
Mais là où Doppler se distingue, c'est par son positionnement sur le marché. On n'en trouve pas en magasin, mais il y en a en pagaille sur le net, et spécialement sur ebay. En effet, chaque jour, Doppler inonde le célèbre site d'enchères de plusieurs dizaines de ses produits. Dans la rubrique batterie ou caisses claires, pas une seule page sans du Doppler. Idem en cymbales, où l'on achète en confiance des Istanbul à bon prix, pour découvrir à réception qu'il s'agit de modèles déclassés, sur lesquels Istanbul refuse d'apposer son logo, remplacé par celui de Doppler. &lt;br&gt;&lt;br&gt;
Cet envahissement d'eaby contribue à largement faire connaître la marque. En dépit du système d'enchères, Doppler vend ce qu'il veut au prix qu'il veut. La technique consiste tout d'abord à afficher des prix surestimés sur son propre site officiel, puis établir une enchère de départ ridicule, généralement un euro. Ensuite, il n'y a plus qu'à laisser les gens enchérir tranquillement, pour finalement gonfler l'enchère au dernier moment, via des acheteurs bidons, afin d'atteindre le prix souhaité ou presque. Rajouter à cela des frais de port plus élevés que la moyenne, plus de 20 € pour une crash de 16&quot; par exemple. C'est une affaire qui marche. &lt;br&gt;&lt;br&gt;
De plus, Doppler ne se montre pas spécialement bon commerçant, n'hésitant pas à pratiquer l'insulte et les menaces auprès des clients mécontents ou non livrés. Violemment xénophobe, un vieux relent d'histoire autrichienne, il méprise particulièrement ceux qu'il qualifie de scheisse fransözen. De la même façon qu'il gonfle artificiellement ses enchères, il inonde ses boutiques sur ebay (il a plusieurs enseignes prête-nom, toutes reconnaissables à la mention aus Osterreich ) de milliers d'appréciations flatteuses en provenance de comptes factices. Bref, il n'y va pas avec le dos de la cuillère, sur tous les plans. &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/Dpl2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Parmi les caisses claires de la gamme Doppler, l'une d'elles, la SD 140, est officiellement annoncée comme &quot;la meilleure copie de Ludwig&quot;. Par là, entendez les fameuses séries 400 en acier. Curieux, BOL en  a acheté une. Annoncée à 120 € sur le site officiel, nous l'avons obtenue sur ebay pour 70 €, frais de port compris. 
C&quot;est une 14&quot; x 6 ½, en acier chromé assez fin, munie de dix tirants, montés sur coquilles doubles creuses, autour d'un raidisseur central en relief. La molette de réglage de tension du déclencheur, comme le levier, est gainée de plastique. La finition générale est sobre et correcte. Les cercles sont emboutis. La peau de frappe, blanche de simple épaisseur, est frappée du logo Doppler. C'est une caisse claire d'aspect on ne peut plus courant, ni laide ni moche. &lt;br&gt;&lt;br&gt;
L'accordage se montre un peu délicat, le filetage des tirants étant assez irrégulier, mais en y passant du temps on parvient à obtenir une sonorité standard de caisse claire en acier. Ce qui distingue la fameuse Ludwig 400 est que, contrairement à tous les modèles asiatiques, elle est emboutie. Sonor propose également en haut de gamme des caisses claires en acier non soudé. A part ça, les Pearl, Tama, Mapex, et autres, sont généralement faites d'une feuille courbée et soudée. Comme cette Doppler.&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Disons le franchement, si on fait abstraction de la morale douteuse de Doppler, cette caisse claire est d'un très bon rapport qualité prix. Elle n'est certes pas très excitante, mais vaut largement un modèle bas de gamme des marques sus citées, pour bien moins cher. Elle ne fera évidemment pas long feu, tout le métal employé étant on ne peut plus bas de gamme, mais pour un batteur peu fortuné qui a envie du son passe partout d'une caisse claire en acier, c'est un choix raisonnable. &lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Kostia Sieffer&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>Steve Smith nous présente son nouvel album</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.batteuronline.com/dotclear/index.php/2007/08/10/168-steve-smith-nous-prsente-son-nouvel-album" />
  <issued>2007-08-10T23:55:45+00:00</issued>
  <modified>2007-08-10T23:55:45+00:00</modified>
  <id>http://www.batteuronline.com/dotclear/index.php/2007/08/10/168-steve-smith-nous-prsente-son-nouvel-album</id>
  <author><name>Ferid</name></author>
  <dc:subject>Batteurs</dc:subject>
  <summary>Celui qui fut autrefois le batteur de Journey s'est ensuite fait connaître comme leader d'un groupe de jazz fusion qui a dépassé les vingts ans de carrière, avec un personnel régulièrement renouvelé, Vital Information. Passionné de pédagogie et féru d'histoire de la batterie, il s'est également imposé en ce domaine, avec des méthodes, des vidéos, et des master-classes, qui en font un des plus grands techniciens actuels d'inspiration classique. Le moins qu'on puisse dire est que Steve Smith ne manque pas de vitalité. C'est justement le titre de son nouvel album, qu'il nous présente par le détail aujourd'hui.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">Celui qui fut autrefois le batteur de Journey s'est ensuite fait connaître comme leader d'un groupe de jazz fusion qui a dépassé les vingts ans de carrière, avec un personnel régulièrement renouvelé, Vital Information. Passionné de pédagogie et féru d'histoire de la batterie, il s'est également imposé en ce domaine, avec des méthodes, des vidéos, et des master-classes, qui en font un des plus grands techniciens actuels d'inspiration classique. Le moins qu'on puisse dire est que Steve Smith ne manque pas de vitalité. C'est justement le titre de son nouvel album, qu'il nous présente par le détail aujourd'hui. &lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/Smith/Vit2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Qui sont les membres actuels de Vital Information ?&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;br&gt;&lt;br&gt;

Vinny Valentino est le nouveau guitariste du groupe. Il a un beau son, il est funky, et il swingue sévère, ce qui en fait le guitariste idéal pour Vital Information. Baron Browne est notre bassiste depuis 1999. Lui aussi possède à la foi le funk et le swing, ce qui est capital, car Vital Information couvre beaucoup de styles. Il peut jouer dans n'importe quelle métrique, et sa créativité soir après soir est ahurissante. Tom Coster est le clavier de la formation depuis plus de 20 ans. Il joue à la fois des synthés, du Hammond B3, et de l'accordéon, une combinaison qui offre un large éventail de sonorités. Il est aussi un compositeur de classe internationale, qui a écrit nombre de thèmes superbes pour le groupe au fil des années.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les invités de ce nouvel album ?&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Pour ce qui est des intervenants, j'entendais du sax sur certains titres, et la première personne sollicitée fut Bill Evans. J'ai joué avec lui dans Steps Ahead et Soul Bop, et il a déjà tourné avec Vital Information en tant qu'invité. Il est même sur le DVD du Modern Drummer Festival 2003. Mais c'est la première fois qu'il enregistre avec nous. Il est présent sur 4 titres, et y a fait un super boulot.&lt;br&gt;
J'avais aussi envie de percussion indienne, et pour ça j'ai invité Peter Lockett à se joindre à nous. Il est né à Londres, mais il est un incroyable percussionniste indien. Généralement, on n'étudie qu'un style de percussion, mais lui a travaillé aussi bien celle du nord de l'Inde, comme le tabla, que celle du sud, comme le konnakol et le kanjira. J'ai aussi voulu avoir Juan Carlos Melian sur l'album, qui est un percussionniste espagnol exceptionnel, dont j'avais fait la connaissance il y a quelques années lors d'un stage d'été en Europe. Gilad est aussi un percussionniste, israélien, qui vit à New York, et fait partie du groupe de Vinny Valentino. Il m'a impressionné quand je l'ai découvert, c'est pourquoi je le voulais sur le disque. Il sait jouer latin, c'est un virtuose des congas, mais il joue aussi les percussions du Moyen Orient et de l'Afrique du Nord, en recourant à d'intéressantes petits percussions. Je suis très heureux de sa contribution à &quot;Vitalization&quot;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/Smith/Smith 2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Maintenant, présente-nous cet album par le détail, titre par titre.&lt;/em&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Le premier titre, &lt;em&gt;Interwoven Rhythms Syncronous&lt;/em&gt; vient d'un bœuf basé sur un groove original de Baron. J'ai commencé par chanter de la percussion indienne sur le vamp et ça sonnait super. On en a donc fait un morceau. J'ai travaillé pour bien mémoriser tous les schémas rythmiques indiens entrelacés, afin de pouvoir les jouer et les réciter confortablement, ce qui nécessite un gros boulot de coordination. Le groupe s'est habitué à sentir de quelle façon ces phrasés dépassaient la mesure pour les résumer à un gros &quot;un&quot;. On a enregistré la piste, puis j'ai doublé ma voix. Pete Lockett a joué du tabla et du shaker, et a fait deux pistes de voix pour doubler les miennes. Ainsi les voix sont solides. Sur scène, je fais évidemment la voix seul.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Le titre suivant, &lt;em&gt;Get Serious&lt;/em&gt;, est signé Tom Coster. Quand il compose un morceau, il arrive toujours avec une super maquette faite sur son ordinateur, ce qui nous permet de d'abord l'écouter, puis il nous donne les partitions qu'il a imprimées. Mais ce ne sont que des bribes, du genre le A, le pont, le solo, et nous en faisons un véritable morceau au fil des répétitions. Nous avions décidé d'apprendre chacun  à la maison les compos pré écrites de Tom et Vinny, avant d'aller au studio. Comme ça, une fois sur place, il n'y avait plus qu'à boeuffer, répéter, et arranger. Ce ne sont pas des morceaux faciles, il nous a fallu du temps pour maîtriser Get Serious. En général, on répète chaque morceau une petite demi-heure par jour pour le fignoler.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;em&gt;The Trouble With&lt;/em&gt; est une compo de Vinny. C'est une grooverie haute énergie, qui laisse de la place à chacun pour exploser, on s'éclate toujours à le jouer sur scène.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;em&gt;The Bottom Line&lt;/em&gt; est aussi signé Vinny, mais c'est Baron qui a trouvé la fin. On l'a répété et arrangé en groupe, de son idée de base jusqu'à ce qu'il est maintenant. C'est un blues mineur qu'on adore jouer. Bill Evans joue merveilleusement là-dessus, et le solo de Vinny est particulièrement solide.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;em&gt;Seven And A Half&lt;/em&gt; est un morceau à quatre mains qui est parti d'une de mes idées. J'avais en quelque sorte la &quot;mélodie&quot; de batterie que nous avons développé sur deux jours pour en faire un morceau. Le 7 ½ vient de musiciens indiens avec qui j'avais travaillé, c'est en 15/8. Au lieu de le compter &quot;un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix, onze, douze, treize, quatorze, quinze&quot;, ils le comptent plutôt avec un feeling dédoublé,&quot; un et deux et trois et quatre et cinq et six et sept et demi.&quot; C'est une façon sympa de compter les mesures asymétriques, plus naturelle et plus facile à jouer. Dès que je l'ai expliqué aux gars, ils ont su comment le jouer. Quand on écoute la guitare de Vinny &quot;da ga da ga da dum&quot;, c'est le 7 ½. Il a joué ça, et ce fût aussitôt le truc. Ce qu'il faut savoir sur ce morceau, c'est que c'est Tom qui envoie la sauce avec son synthé après le solo de batterie. Certains croient en l'entendant que c'est de la guitare, mais c'est du clavier.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;em&gt;Interwoven Rhythms Dialogue&lt;/em&gt; est un autre morceau collectif, qui a évolué sur scène pour devenir l'introduction de &lt;em&gt;J Ben Jazz&lt;/em&gt;, un très intéressant morceau signé Vinny. Pour l'installer, le groupe crée un vamp sur le tempo de &lt;em&gt;J Ben Jazz&lt;/em&gt;, je récite un peu de konnakol, et Vinny me répond avec un scat à la Benson, en doublant la voix avec sa guitare. C'est comme ça qu'on le fait sur scène, mais en studio Pete Lockett a fait les échanges de konnakol avec moi. Je récite des choses prédéfinies, et il me répond en improvisant, et à la fin il me rejoint pour chanter à l'unisson avec moi. &lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;em&gt;J Ben Jazz&lt;/em&gt; est une compo de Vinny, dédiée à son copain bassiste John Benitez. C'est un titre qui donne vraiment leur place à tous les membres du groupe, y compris une fantastique partie de congas de Gilad. Baron étire un peu les changements d'accord, et j'adore le solo nu de Vinny. Ce qui est remarquable, c'est qu'il garde le rythme tout en changeant volontairement la métrique pour finalement se poser en 13/4, et bien sûr je dois faire un solo là-dessus !&lt;br&gt;&lt;br&gt;

L'histoire de &lt;em&gt;Groove Time&lt;/em&gt; est intéressante. Tom avait écrit un thème avec un feeling latin et une superbe mélodie. On l'a appris en latin, mais ça ne sonnait pas très bien. On a alors essayé de le jouer dans toutes sortes de styles. Lentement, à la Miles Davis sur Jean Pierre, bien funk à la Tower of Power, en go-go, en swing à l'orgue. Ce morceau sonnait bien dans toutes ces versions. On l'a finalement enregistré dans deux styles. &lt;em&gt;Groove Time&lt;/em&gt; est une pulse à la go-go de Washington, et &lt;em&gt;Jimmy Jive&lt;/em&gt; est dans un feeling de trio swing au Hammond B3. Tom l'a évidemment dédié à Jimmy Smith, le roi du Hammond B3.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;em&gt;You Know What I Mean&lt;/em&gt; est une composition du groupe. On l'a écrite à San Francisco, en se basant sur quelques une de mes grooves. Je trouve que la mélodie est très actuelle, et la façon dont Bill et Vinny jouent ensemble est bien sympa. Le groove que je joue sur le solo de Bill est un de mes favoris de l'album. La rythmique fait très Miles des années 70, et Bill déchire tout.&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;em&gt;
The Closer&lt;/em&gt; est une proposition de Tom Coster. Il avait l'essentiel du morceau, mais il l'entendait en swing sur tempo médium. En le travaillant, c'est devenu un gros tour de force fusion, et un pavé de dix minutes. On l'a appelé ainsi, parce que c'est le genre de morceau qu'on joue à la fin d'une soirée, pour finir sur une explosion. C'est donc Tom qui a écrit le plus gros du morceau, mais Baron et moi avons mis notre patte sur plusieurs parties. C'est une compo fusion classique, une suite en trois parties, avec plein de mélodies à l'unisson et des échanges de solos entre tous les membres du groupe. &lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;em&gt;Positano&lt;/em&gt; est une superbe ballade de Vinny, qui met en valeur Tom à l'accordéon. Il est un maître de l'accordéon jazz, et on aime qu'il en joue, tant sur scène qu'en studio.&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Ton rôle de batteur a été le même sur cet album que d'habitude ?&lt;/em&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;
En premier lieu, je fais de mon mieux pour soutenir tout le monde dans le groupe, au sens fondamental d'être un musicien qui assure. Je me suis également forcé à jouer un peu au premier plan par ci par là, parce que c'est le groupe d'un batteur. Je m'efforce d'aller au-delà de ce qui a été fait sur les enregistrements précédents, et je pense que c'est réussi sur cet album.     &lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/Smith/Vit3.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Donne nous le détail du matériel utilisé sur cet enregistrement.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Pour &quot;Vitalization&quot;, j'ai utilisé mon kit de la &quot;côte ouest&quot;, à savoir une Sonor Designer en érable fûts fins, bleue. J'ai cette batterie depuis des années, c'est celle que j'ai utilisée sur mon DVD &quot;Drumset Technique/History of the US Beat&quot;. Elle est aux normes &quot;traditionnelles&quot;, à savoir une grosse caisse de 20&quot; x 14&quot;, des toms médiums de 8&quot; x 8&quot;, 10&quot; x 8&quot;, 12&quot; x 8&quot;, et des toms basses de 14&quot; x 14&quot; et 16&quot; x 16&quot;. La grosse caisse est équipée avec des Remo Powerstoke 3 des deux côtés. Il y a un Muffle Remo sur la peau de frappe, et une bande de feutre sur la peau de résonance, qui est percée d'un petit trou. J'ai commencé à enregistrer avec des Ambassador Clear en frappe et résonance sur les toms, mais j'ai trouvé qu'ils résonnaient trop dans la petite cabine de batterie. Au troisième titre en boîte, j'ai changé pour des Ambassador blanches en frappe, et là les toms ont sonné parfaitement. Pour certains titres, j'ai utilisé une caisse claire additionnelle, une Designer de 12&quot; x 5&quot;, à gauche du charlé. En caisse claire principale, j'ai changé au fil des titres. J'ai utilisé une Sonor 14&quot; x 4&quot; en bronze, une Sonor Artist Vintage de 14&quot; x 5&quot;, une Phantom Steel de Jeff Ocheltree de 14&quot; x 5&quot;, et une 14&quot; x 4&quot; en fût massif de la défunte compagnie Solid, fondée par Bill Goodwin, le batteur de Huey Lewis and the News.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

J'ai utilisé le même jeu de cymbales pour tout l'album, à l'exception des charlestons. C'est pratiquement le jeu que j'utilise en tournée. J'ai alterné entre mon vieux charlé K/A, une K dessus et une A Custom Mastersound en dessous, et un jeu de 13&quot; Hybrid. J'ai pris ces dernières quand je voulais un son plus aigu, plus rapide, pour Get Serious, Seven And A Half, Groove Time, et The Trouble With. J'ai joué le K/A sur les autres titres, pour un son plus chaud, plus sombre, plus doux. Ma ride principale est une K Constantinople Hi Bell Dry de 22&quot;, à sa droite j'ai une K Flat Ride de 20&quot;, juste au dessus une Hybrid Crash de 19&quot;, et tout à ma droite une K Complex Ride de 22&quot;, que je jouer autant en ride qu'en crash. A gauche, j'ai une Hybrid Splash de 9&quot;, au dessus de mon tom de 10&quot;, une A Beautiful Baby de 19&quot; en ride de gauche, et tout à gauche une Hybrid Crash de 19&quot;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Mon ingénieur du son aime utiliser les mêmes micros, des Shure, sur scène et en studio. Des Beta 98 pour les toms, des 57 pour la caisse claire, un Beta 52 pour la grosse caisse et des KSM 141 en overheads et pour le charlé. On a aussi utilisé un Sub Kick que m'a donné mon copain Russ Miller. La pédale de grosse caisse est une DW 9000 Titanium, ma préférée, et j'ai également un charlé DW. Je joue mes baguettes Signature Vic Firth sur la plupart des titres. J'ai aussi joué des Steve Gadd Signature sur &lt;em&gt;Bottom Line&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Jimmy Jive&lt;/em&gt;. Pour les deux &lt;em&gt;Interwoven Rhythms&lt;/em&gt;, j'ai utilisé des Tala Wands Bamboo 11. &lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/Smith/Smith 1.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi avoir choisi Hudson Music comme label ?&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Quand on commencé à évoquer un nouvel album, nous n'avions plus de label. J'ai fait beaucoup de disques pour Toner Center, mais c'était toujours du coup par coup, pas un contrat sur une durée. En parlant avec Rob Wallis et Paul Siegel, les pontes d'Hudson Music, ils m'ont avoué être très intéressés pour produire &quot;Vitalization&quot;. Comme je travaille déjà avec eux sur de nombreux projets, ils aimaient l'idée que je fasse mon disque au sein de &quot;la maison&quot;. L'avantage d'être chez Hudson est que cet album ne sera seulement distribué chez les disquaires comme les précédents, mais aussi dans les magasins de batterie. Nous pensons qu'avoir son disque disponible là où les batteurs achètent leur matos est une très bonne chose. Je suis très enthousiaste à propos de &quot;Vitalization&quot;, c'est le meilleur album de Vital Information à ce jour. Il est parfaitement représentatif de l'évolution du groupe, et du musicien que je suis aujourd'hui.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;strong&gt;Férid Bannour &lt;br&gt;
&lt;em&gt;(Copyright Hudson Music)&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;</content>
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  <title>Mike Portnoy : "IN CONSTANT MOTION"</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.batteuronline.com/dotclear/index.php/2007/07/29/167-mike-portnoy-in-constant-motion" />
  <issued>2007-07-29T18:16:05+00:00</issued>
  <modified>2007-07-29T18:16:05+00:00</modified>
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  <author><name>Rédacteur ContriBOL</name></author>
  <dc:subject>Critique</dc:subject>
  <summary>Huit ans après « Liquid Drum Theater », Mike Portnoy revient avec un triple dvd « In Constant Motion ». Plus qu’un outil pédagogique, « In Constant Motion » est un tour d’horizon sur les travaux de Mike au sein de Dream Theater ou de ses  différents projets parallèles depuis « Scenes From A Memories : Metropolis Part II ».</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">Huit ans après « Liquid Drum Theater », Mike Portnoy revient avec un triple dvd « In Constant Motion ». Plus qu’un outil pédagogique, « In Constant Motion » est un tour d’horizon sur les travaux de Mike au sein de Dream Theater ou de ses  différents projets parallèles depuis « Scenes From A Memories : Metropolis Part II ». Ecrire une chronique sur un dvd de Mike Portnoy pour BOL n’est pas chose aisée… malgré le risque de me faire réprimander par les hautes autorités BOLiennes, j’ai bravé tous les dangers et visionné ce dvd pour vous… let’s go !&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;http://img3.musiciansfriend.com/dbase/pics/products/8/2/0/490820.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;
« In Constant Motion » est constitué de trois dvd.&lt;br&gt;
Le premier (« In the Dream ») relate des trois albums de Dream Theater depuis « Scenes From A Memories : Metropolis Part II » : « Six Degrees of Inner Turbulences » ; « Train of Thought » et « Octavarium ». Installé derrière son Albino Monster kit, Mike nous décortique plusieurs plans de six morceaux (« The Great Debate », « The Glass Prison », « This Dying Soul », « Honor Thy Father », « Panic Attack » et « Never Enough ») à vitesse normale, puis plus lentement. Mike prend vraiment le temps d'expliquer les moindres détails et même si peu de batteurs possèdent son kit, les plans peuvent être retranscrit sur n’importe quelle configuration de base. Des versions studio ou live complètent ses explications.&lt;br&gt;
Ces dernières années, Mike a multiplié ses activités en dehors de Dream Theater, que ce soit au sein de Transatlantic, O.S.I, Neal Morse ou différents tribute bands. Elaboré sur le même concept que le premier dvd, « On the Side » se concentre donc sur ces side-projects. Après une rapide visite de sa maison, Mike nous invite dans &quot;drums room&quot; où sont installés tous les kits élaborés spécialement par Tama pour ses tribute bands. « Yellow Matter Custard » (The Beatles), « Hammer of the Gods » (Led Zeppelin), « Amazing Journey » (The Who) et « Cygnus &amp; the Sea Monsters » (Rush) sont à ce jour, les quatre tributes band montés par Mike et qui représente ses principales influences en tant que batteur.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;http://www.hudsonmusic.com/newsreel/newsletters/images/Portnoy-newsletter.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Le dernier dvd est rempli de bonus de toutes sortes : différents solo et jam avec d’autres batteurs sur scène (Jason Bittner, Charlie Benante…), personnellement cette partie est était tout à fait dispensable ; quelques morceaux live avec Dream Theater ; une interview d’Eric Disrude, le drum-tech de Mike ; le tour du propriétaire de l’albino monster kit et la traditionnelle galerie photos pour de fin de dvd, histoire de combler l'espace restant.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;
« In Constant Motion » est sans aucun doute un beau produit très soigné et très bien réalisé, connaissant le perfectionnisme de Mike, le contraire aurait été étonnant. Son visionnage en est donc des plus agréable, malgré certaines longueurs (les solos !!!).&lt;br&gt;
Ce coffret ne révolutionne donc en rien l’apprentissage de la batterie et reste un outil pour fan de Mike Portnoy. Mais n’est-ce pas son objectif premier ?&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Josh75&lt;/strong&gt;</content>
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  <title>Une nouvelle série chez Zildjian pour l'été</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.batteuronline.com/dotclear/index.php/2007/07/17/166-une-nouvelle-srie-chez-zildjian-pour-lt" />
  <issued>2007-07-17T09:02:37+00:00</issued>
  <modified>2007-07-17T09:02:37+00:00</modified>
  <id>http://www.batteuronline.com/dotclear/index.php/2007/07/17/166-une-nouvelle-srie-chez-zildjian-pour-lt</id>
  <author><name>Ferid</name></author>
  <dc:subject>BOLinews</dc:subject>
  <summary>Jusqu'à présent, le A de Zildjian voulait dire Avedis. Dorénavant, il signifiera aussi Armand.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">Jusqu'à présent, le A de Zildjian voulait dire Avedis. Dorénavant, il signifiera aussi Armand. C'est le 23 juillet que sortira la nouvelle série Zildjian, baptisé Armand, en hommage à celui qui a fait de la marque ce qu'elle est aujourd'hui, qui nous a quitté voilà déjà cinq ans. &lt;br&gt;
Elle comprend deux rides, de 20&quot; et 21&quot;, deux fois deux crashes de 16&quot; et 18&quot; en Thin et Medium Thin, deux charlestons de 13&quot; et 14&quot;, et une splash de 10&quot;. Le tout dans l'esprit du son Zildjian des années 60, déjà initié par le modèle &lt;em&gt;Beautiful Baby Ride&lt;/em&gt; de 19&quot;. &lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;img src=&quot;/dotclear/images/Zildjian/Zildjian_ArmandSeries (525 x 382).jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;</content>
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  <title>Franck Agulhon</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.batteuronline.com/dotclear/index.php/2007/05/17/165-franck-agulhon" />
  <issued>2007-05-17T14:01:56+00:00</issued>
  <modified>2007-05-17T14:01:56+00:00</modified>
  <id>http://www.batteuronline.com/dotclear/index.php/2007/05/17/165-franck-agulhon</id>
  <author><name>Rédacteur ContriBOL</name></author>
  <dc:subject>Batteurs</dc:subject>
  <summary>Duc des Lombards, samedi 21 avril, 19h.
C’est avec un des batteurs les plus actifs de la scène jazz française que nous avons rendez-vous : Franck Agulhon. Notre homme nous attend devant l’entrée, en compagnie de Mathias Allamane (contrebasse) et Flavio Boltro (trompette). Je vais à sa rencontre. Je suis un peu tendu, c’est ma première interview, qui plus est d’un batteur jazz que j’ai vu à plusieurs reprises en live et que j’apprécie.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">Duc des Lombards, samedi 21 avril, 19h.
C’est avec un des batteurs les plus actifs de la scène jazz française que nous avons rendez-vous : Franck Agulhon. Notre homme nous attend devant l’entrée, en compagnie de Mathias Allamane (contrebasse) et Flavio Boltro (trompette). Je vais à sa rencontre. Je suis un peu tendu, c’est ma première interview, qui plus est d’un batteur jazz que j’ai vu à plusieurs reprises en live et que j’apprécie. &lt;em&gt;Franck me dit qu’il y a un petit contretemps car une dernière répétition est prévue pour checker les derniers détails avec Flavio Boltro, l’invité de ce soir. C’est donc dans un Duc des Lombards encore en sommeil que nous pénétrons. Eric Legnini n’étant pas arrivé, nous décidons de commencer l’interview à l’étage… &lt;br /&gt;
5, 4, 3, 2, 1… magnéto Serge !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;Batteur OnLine : Tu es actuellement en tournée avec le Eric Legnini Trio (nouvel album « Big Boogaloo », sorti en janvier 2007). Comment se déroule la vie en tournée ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;Franck Agulhon :&lt;/strong&gt; En tournée, on est tout le temps ensemble. On mange ensemble, on se balade ensemble. Sauf cas exceptionnel où l’un de nous va se reposer. Comme nous sommes trois amis, on passe la majeure partie du temps tous les trois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Cela fait un petit bout de temps que vous vous connaissez ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; Oui, on se connaît depuis pas mal de temps et puis on s’apprécie, donc on est tout le temps ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Peux-tu revenir sur ton parcours pour ceux qui ne te connaissent pas…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; Je suis originaire de Marseille et j’ai commencé la batterie à 17 ans avec Philippe Levan. Ensuite, je suis monté étudier à Nancy au CMCN (Centre Musical et Créatif de Nancy), qui est devenu depuis le MAI (Music Academy International), avec André Charlier, Richard Paul Morrellini, Alain Gozzo, Denis Palatin.
A la suite de cela, je suis parti à New York en 1995 (Franck est diplômé du Advanced Certificate Program au DRUMMERS COLLECTIVE, &lt;em&gt;vu sur son site&lt;/em&gt;) étudier avec John Riley, Duduka da Fonseca, Kim Plainfield.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : C’était pour t’apporter un complément par rapport à ta formation au MAI ? Afin de connaître la vision américaine ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; Plutôt comme une formation continue. Je prends encore des cours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Avec qui ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; La dernière fois, j’ai pris un cours avec Steve Williams (batteur de Shirley Horn). J’en prends également avec Ari Hoenig. Je demande aussi des conseils à pleins de copains, Dre Pallemaerts ou André Charlier...&lt;br /&gt;
J’aime bien apprendre. Et puis je crois que l’on apprend toujours avec cet instrument.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Je t’avais vu à la Bag’show en 2003, tu as fait un duo avec André Charlier…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; Oui c’était chouette, j’en garde un très bon souvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Pourquoi avoir choisi la batterie ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; La véritable histoire est assez amusante. Etant originaire de Marseille, je jouais énormément au foot. On s’est fait jeter de l’endroit où l’on jouait donc on a décidé de faire de la musique ; on a écrit sur trois papiers guitare, basse et batterie et j’ai tiré batterie. C’est comme cela que j’ai fait de la batterie.&lt;br /&gt;
Et puis il s’est avéré que la batterie me plaisait beaucoup, mon père est allé voir le prof pour lui dire que je travaillais beaucoup et tout s’est fait naturellement. Cela m’a passionné et j’ai travaillé de plus en plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Donc c’est un peu le hasard…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; Quelque part oui…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Quels styles as-tu d’abord joué ? Du rock, du blues ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; Oui du rock, du blues, de la musique africaine, pas mal de musique brésilienne. J’ai d’ailleurs fait une école de samba.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Un panel de musique assez large…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; Assez large mais pas de jazz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Alors à quel moment as-tu commencé à faire du jazz ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; Un déclic par un ami. Mon meilleur ami, Christian Marriotto est batteur. Il m’a ouvert au jazz. Par son intermédiaire j’ai pu écouter Coltrane, Magma et là j’ai vraiment eu un déclic. J’ai eu envie de me plonger là-dedans. J’ai commencé par écouter des choses assez modernes et puis j’ai fait un retour en arrière avec Philly Joe Jones, Papa Jones. Mais au départ, c’est une passion pour Coltrane, Elvin, Tony Williams.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Ce n’est pas parce que tu pensais avoir fait le tour du rock…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; Pas du tout ! Sans aucune prétention. C’est simplement par découverte, je ne connaissais pas.&lt;br /&gt;
Je me laisse porter. J’aime bien travailler des tournures funk, du latin, des rythmes des pays africains, des techniques indiennes. J’aime bien plein de choses. Maintenant, je fais plus de jazz car c’est une musique où je m’épanouis et surtout je la joue avec des gens avec lesquels je me sens bien et que j’apprécie particulièrement. Pour moi c’est important.&lt;br /&gt;
Il n’y aurait peut-être pas « la même chose en variétés », même si j’apprécie des batteurs qui jouent de la variété, je trouve cela super. Loïc Pontieux, Christophe Deschamps, Jean-Philippe Fanfan, Mathieu Rabaté, Fabien Haimovici… Ce sont des batteurs fabuleux. Mais pour moi, j’aime être avec des gens qui me sont proches. Peut-être que je me plante et qu’ils sont très proches des artistes qu’ils accompagnent. Mais pour moi il y a ce rapport de proximité, passer la journée ensemble, vivre ensemble et le soir vivre ensemble de la musique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Si tu devais citer quelques noms de batteurs jazz qui t’on influencé…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; Beaucoup ! Dans les Français, j’ai beaucoup écouté André Ceccarelli car je l’ai vu en master-class. J’adore, c’est un magicien.&lt;br /&gt;
Evidemment André Charlier, qui est pour moi à la fois un mentor, un parrain et qui maintenant est devenu un ami. Il m’a proposé de le remplacer dans plusieurs projets au début et cela m’a mis le pied à l’étrier. Mon ami Christian Mariottto a été également très important, ainsi que Philippe Levan, mon premier prof du sud. J’aime beaucoup François Laizeau, Daniel Humair, Tony Rabeson, Dre Pallemaerts, Benjamin Henocq Laurent Robin. Et dans les Américains, évidemment Tony Williams, Elvin Jones, Jack DeJohnette, Philly Jo Jones, Art Taylor, Ben Riley, Art Blakey… Chez les jeunes, j’adore Brian Blade, Eric Harland, évidemment Ari Hoenig. Dans un registre plus rock, Keith Carlock.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/quartet01.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Tu disais tout à l’heure puiser dans beaucoup de styles différents. Comment fais-tu pour intégrer cela à ton jeu ? Fais-tu d’abord des relevés et ensuite tu les travailles jusqu’à maturation ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; Quand je fais des relevés, j’essaie plutôt de comprendre le fonctionnement. J’essaie de comprendre l’essence de ce que joue le batteur pour en tirer un principe ou une approche, plus que d’en tirer des plans à proprement parler. J’essaie de cerner les doigtés, les espaces, les silences pour essayer au fil du temps de me l’approprier. &lt;br /&gt;
Concernant le fait de jouer plein de styles différents et de les adapter au jazz, j’essaie simplement de tout retravailler sur la batterie jazz avec le son jazz et du coup l’adaptation se fait assez naturellement. Cela fait dix ou douze ans que je joue avec la même configuration : 18, 12, 14, deux cymbales, une crash. Quand je fais des disques un peu funk, groovy, je les fais avec le même son et j’essaie d’adapter ce que j’ai travaillé avec ce son, c’est plus naturel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : As-tu encore le temps de travailler ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; Je travaille dès que j’ai du temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Et que travailles-tu principalement ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; Si j’ai vraiment du temps, je vais retravailler à partir des bases, des fondamentaux. Si j’ai un peu moins le temps, je vais axer mon travail sur les différents répertoires, sur ce que j’ai à jouer pour essayer d’être plus libre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Tu joues également avec Stephano di Battista, depuis quand date votre collaboration ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; En fait je remplace André Ceccarelli. J’ai dû commencer en 2000 ou 2001. Cela peut être pour quelques dates ou pour une tournée, quand André ne peut pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Comment l’as-tu rencontré ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; Par le biais d’Eric. Au départ, je jouais avec Eric, il m’a proposé de faire un trio. C’est également par son biais que j’ai rencontré Flavio Boltro ou Rosario Bonaccorso (un de des deux contrebassistes de l’album « Big Boogaloo », le deuxième étant Mathias Allamane).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;em&gt;…Eric venant d’arriver… nous interrompons l’interview et je descends assister à la balance… J’observe attentivement tous les protagonistes. Mathias et Franck sortent quelques blagues pendant qu’Eric et Flavio échangent en italien …&lt;br /&gt;
Les dernières mises au point s’effectuent sur « Mojito Forever » ou « Soul Brother »… L’ambiance est très détendue et Flavio se fond parfaitement dans le trio d’origine. J’ai un peu de mal à réaliser où je me trouve… Je n’avais jusqu’à présent lu le nom de Flavio Boltro ou de Eric Legnini que dans les magazines ou les pochettes de CD et me voilà à assister à leur répétition d’avant concert… le pied !&lt;br /&gt;
Une grosse demi-heure plus tard, nous nous retrouvons au 1er étage pour la deuxième partie de l’interview…&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/franck01.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&lt;br&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Tu vas enregistrer en mai avec le Sylvain Beuf Trio (Sylvain Beuf au saxophone et Diego Imbert à la contrebasse). Comment abordes-tu une séance de studio ? Est-ce que vous répétez avant ou est-ce que vous arrivez avec seulement quelques idées ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; En général, on prépare le répertoire, on répète et si on peut, on fait quelques concerts, puis on rentre en studio. Parfois, on est obligé d’avoir une bande pour pouvoir faire des concerts donc on enregistre avant de tourner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Si tu avais un conseil à donner à un jeune batteur qui va effectuer sa première séance studio ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; L’enregistrement en studio est difficile. Il faut essayer de rester calme, ne pas se laisser emporter par ses émotions. Pour moi le plus dur, c’est d’avoir un bon retour casque, c’est-à-dire un bon mix. Par exemple, si on a de la batterie trop forte dans le casque, on va avoir tendance à jouer moins fort, du coup la partie enregistrée ne va pas avoir beaucoup de son. A l’inverse, si on met les autres instruments trop forts, on va avoir tendance à jouer la batterie très forte pour être au niveau des instruments et la batterie enregistrée va être trop forte et le son moins rond. Ce qui est dur, c’est d’arriver à doser le volume. Il faut imaginer ce qui va être enregistré sur la bande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Tu es intervenant à la MAI. Est-ce que ce sont des cours particuliers ou collectifs ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; Que des cours en groupe. En général, il y a trois niveaux : 1, 3, 5. Avec les 1er, on voit les bases : la technique, le positionnement, la respiration, le son, le travail des mains et des pieds, l’assouplissement, comment tenir un tempo. Avec les 3, on commence les indépendances en binaire et en ternaire et avec les 5, on fait la polyrythmie. 
Les séances durent deux heures et j’ai une dizaine ou une quinzaine d’élèves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Donnes-tu des cours dans d’autres écoles ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; Au sein de l’école de Didier Lockwood à Melun ; à Tous en Scène à Tours ; au CIAM à Bordeaux et des interventions ponctuelles à droite à gauche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Aucun cours particuliers ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; Très rarement. J’ai deux ou trois élèves en cours particuliers depuis dix ans. Ce ne sont jamais des cours réguliers, il peut se passer quatre, cinq ou six mois entre deux séances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Lorsque tu participes à un master-class, combien de temps dure tes interventions et quels points abordes-tu ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; C’est très variable. Si c’est un master-class où je ne fais que jouer, cela dure une heure et demie ou deux heures, voire trois heures avec les discussions. Mais parfois, ce sont des master-class d’une journée : ateliers le matin et jeu avec les élèves l’après-midi.&lt;br /&gt;
Les différents points que j’aborde se sont en fonction du niveau des élèves. Si je n’ai que des  enfants, je vais essayer d’être plus ludique, de leur donner envie de jouer de cet instrument et si j’ai des personnes plus âgées, je vais parler de choses plus avancées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Tu nous disais tout à l’heure que tu essayais de jouer tout le temps sur un kit identique…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; Du moins les mêmes dimensions. Après cela dépend des lieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Et au niveau de tes cymbales ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; Je joue des Zildjians Constantinople. En ce moment je joue une flat ride K. J’ai aussi des crashs Constantinople. Et puis je varie en fonction des lieux ou des répertoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Est-ce que ce sont les marques qui sont venues vers toi ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; Au départ, j’étais chez Paiste. Tama et Zildjian sont des marques avec lesquelles je suis en contrat depuis quinze ans, par le biais d’Alain Gozzo. Quand j’avais 20 ou 22 ans, c’est lui qui m’a fait confiance et qui m’a proposé un contrat assez rapidement avec Tama. Tout ce qui est lié aux marques, c’est grâce à Alain Gozzo. Vic Firth c’est venu un peu plus tard. Et quand Paiste s’est arrêté, Tama est passé avec Zildjian, donc je suis passé avec Zildjian.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Quel modèle de Vic Firth joues-tu ? Un modèle signature ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; SD10 Swinger. Je n’ai pas de modèle signature car ils ne me l’ont pas proposé. Je pourrais avoir mon tampon sur une baguette qui existe déjà, mais je ne trouve pas cela très intéressant. A la limite le jour où je fais un modèle signature, j’essaierai de l’élaborer, mais je ne pense pas avoir encore la renommée pour faire « mes » baguettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Peux-tu nous dire quelques mots sur le projet « FrogNstein » ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; C’est un projet d’un pianiste qui s’appelle Cédric Hanriot, un jeune musicien de Nancy, qui un très bon compositeur. Il a élaboré ce projet sur deux ou trois ans et l’a enregistré en plusieurs fois. J’ai fait les parties batteries. Arnaud Renaville, un excellent batteur, lui aussi élève au MAI, a également enregistré certaines pistes de batteries.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;BOL : Une dernière question, si tu avais cinq albums à emporter avec toi sur une île déserte ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;F.A. :&lt;/strong&gt; Alors je prendrais, le « Requiem de Fauré », « A Love Supreme » de John Coltrane, « Kind of Blue » de Miles Davis, « Secrets » de Allan Holdsworth et « Regatta De Blanc » de Police.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;em&gt;Après un repas rapide au resto japonais du coin, c’est autour de 21h30 que je me présente au Duc pour le concert tant attendu. La salle est pleine à craquer ! Je prends place dans l’escalier surplombant la scène afin de ne rien louper du jeu des musiciens. Quitte à en prendre plein les mirettes, autant être bien placé !&lt;br /&gt;
Le trio entame le concert par « Trastevere » avant de poursuivre par « Nightfall », la deuxième plage de l’album. Après ces deux premiers morceaux, Flavio Boltro se joint au trio, suivi de Stéphane Belmondo, dont la montée sur scène n’était pas prévue ! Je suis ravi de cet invité surprise, ayant adoré le double album qu’il a enregistré avec son frère et Yussef Lateef (« Influences »), le voir sur scène ce soir est donc un grand plaisir ! Malgré le fait que Flavio et Stéphane ne soient pas souvent réunis sur scène, on a l’impression qu’ils ont toujours joué ensemble… la cohésion et l’entente sont parfaites ! Pas moins de cinq autres morceaux issus de « Big Boogaloo » seront joués ce soir, dont un explosif « Big Boogaloo » pour terminer le deuxième set en apothéose !&lt;br /&gt;
Il est déjà une heure moins dix du matin et les musiciens reviennent pour interpréter les deux derniers morceaux dont « Footprints » de Herbie Hancock, accompagné de Olivier Bogé au saxophone. Les questions-réponses trompette/batterie, bugle/batterie, saxophone/batterie et piano/batterie fusent… c’est de la haute voltige, le public, encore nombreux malgré l’heure, est ravi ! Flavio et Stéphane n’arrivant pas à descendre de scène, un dernier morceau sera joué pour le plus grand plaisir de tous. Il est 2h15, je sors du Duc en chantonnant l’air de « Big Boogaloo »… la soirée fut tout simplement fabuleuse. Quelle belle musique que le jazz… &lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/quartet.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;Flavio Boltro, Franck Agulhon, Mathias Allamane, Eric Legnini&lt;br&gt;Flavio Boltro, Franck Agulhon, Mathias Allamane, Eric Legnini&lt;br&gt;&lt;br&gt;Merci beaucoup Franck pour ta gentillesse et le temps que tu m’as consacré et merci à vous six pour votre générosité sur scène et votre amour de la musique.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;


&lt;strong&gt;Josh75&lt;/strong&gt;</content>
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  <title>Drums Addict Festival 2007</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.batteuronline.com/dotclear/index.php/2007/05/17/163-drums-addict-festival-2007" />
  <issued>2007-05-17T13:07:29+00:00</issued>
  <modified>2007-05-17T13:07:29+00:00</modified>
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  <author><name>Ferid</name></author>
  <dc:subject>Critique</dc:subject>
  <summary>Après une première édition couronnée de succès, le Drums Addict Festival remettait le couvert cette année, pour une table encore plus richement garnie. Ce fut un véritable festin pour tous les batteurs présents. </summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">Après une première édition couronnée de succès, le Drums Addict Festival remettait le couvert cette année, pour une table encore plus richement garnie. &lt;br&gt;Ce fut un véritable festin pour tous les batteurs présents. &lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Hall (512 x 384).jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;

Dès le hall d'entrée, on est dans l'ambiance. Comme l'année dernière, il y avait une partie &quot;salon&quot;, mais cette année elle était organisée en stands délimités par des cloisons. On y a découvert une cabine d'isolation phonique en kit, pas complètement silencieuse mais moins onéreuse qu'un véritable caisson isolé. Le stand Roland mettait à disposition plusieurs kits électroniques, très appréciés des batteurs casqués. Yamaha était également présent, mais ses batteries avaient moins de succès que celles de Roland, allez savoir pourquoi. On a aussi vu le stand d'un magasin local, celui d'un magazine spécialisé aussi vide que les pages dudit magazine, et un atelier de moulage de protections auditives. Un artisan exposait des batteries manufacturées, mais il était incapable de dire de quel bois elles étaient faites ni comment elles étaient fabriquées, et semblait plutôt ennuyé qu'on s'y intéresse. La partie dédiée au matériel vintage était beaucoup moins étendue que l'année dernière, et a pratiquement fait un bide, à tel point que le matos a été remballé en plein milieu de l'après midi. Une tombola a permis à plusieurs visiteurs de repartir avec de nombreux lots. &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Stand Roland.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

La Médoquine est une très belle salle, très confortable et bien équipée, à l'exception d'un évident manque de climatisation, qui a mis un mal un des projecteurs. On saluera l'amabilité de son personnel, ainsi que la gentillesse de toute l'équipe des bénévoles. Toutes les conditions étaient réunis pour que la fête soit réussie. Si l'année dernière il n'y avait que des batteurs français, cette année accueillait aussi un algérien, un suisse, un américain et deux hollandais. &lt;br&gt;&lt;br&gt;


Cette année, le festival a débuté le vendredi soir, avec le trio Versus Drums et le Madrugada Orchestra. Nous n'y étions pas, alors nous n'en parlerons pas, mais nous reviendrons ultérieurement sur le trio, dont nous avons eu le DVD.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

C’est Pee Wee Desfray qui a ouvert la journée du samedi, sur une Roland TD 20. Ce talentueux batteur de 25 ans, issu de la scène métal,  ne joue de l’électronique que depuis un an, et sa prestation n’avait rien à voir avec les étourdissantes démonstrations habituelles des spécialistes de l’instrument. Mais on a pu pleinement apprécier ses qualités de batteur, avec un jeu très technique bien maîtrisé, et les sonorités de la machine, malgré un problème de son en fin de passage. L’attitude et les compétences de ce jeune musicien devraient sans nul doute faire de lui un véritable professionnel de plus en plus apprécié.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Pee Wee (512 x 384).jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Loic Pontieux avait joué la veille au soir à Nice (trois heures de show avec Patrick Bruel) et était attendu le soir même à Toulouse, mais il avait tenu à être présent à Bordeaux. Il s’est produit en trio avec son complice de longue date Jean-Marie Ecay, et Philippe Chayeb. Esprit jazz, son rock, groove appuyé, toutes les qualités étaient là pour passer un bon moment de musique chaude et juteuse. Stéphane Deriau a rejoint le groupe pour jammer aux claviers. Loic a maintenant adopté un pur set rock. Fini la collection de toms et le magasin de cymbales, juste un kit 22&quot;, 12&quot;, 14&quot;, 16&quot;, avec le tom medium sur pied à la Bonham, une ride et trois crashes, à l'horizontale. Mais il serait réducteur de penser que Loic a abandonné la prise tambour pour devenir un simple cogneur. Son jeu est toujours aussi précis, très fluide, magnifiquement articulé, avec beaucoup de finesse. &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Loic 1.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Loic trio 2 (512 x 384).jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Jojo Mayer était très attendu. Cet ovni, qui a quitté sa Suisse natale dans les années 90 pour aller jouer du jazz metal groove (sic) à New York, est devenu le plus emblématique de ces batteurs converti à l'électronique. On ne parle pas d'instrument, mais de style. Si Jojo n'utilise qu'une batterie acoustique, c'est bel et bien pour jouer des grooves et des figures issues de la scène électro, tant drum'n'bass que jungle ou house. Et ce avec une exceptionnelle maîtrise du son et de la dynamique, ceci conjugué à une parfaite connaissance des techniques classiques (talon pointe à la pédale, frappes Moeller et Gladstone, drop and catch, etc…). Jojo est le seul qui a finalement donné un vrai master class, prenant le temps d'expliquer et décortiquer l'origine et les plans de ce style. Il fut hélas trahi par un traducteur incapable de traduire le dixième de ses propos, et totalement dépourvu de la plus élémentaire culture musicale.  &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Jojo 2 (512 x 384).jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Karim Ziad a joué en trio, avec David Aubaile et Hicham Takaouite. D'emblée, il a mis la barre très haut, trop haut, avec un jazz moderne intense et riche, très intellectualisé, qui a rapidement mis en fuite une partie du public. Karim s'est alors orienté vers une musique plus viscérale, organique, et néanmoins complexe, que l'on pourrait qualifier de jazz groove oriental, où il chantait tout en jouant. Il est un fantastique batteur, qui élabore des tourneries incroyables, se jouant des métriques les plus surprenantes, avec puissance, énergie, et swing. Le genre de type qui balance une tournerie en 11/8 alternée 5/4, et fait tourner ça comme du James Brown converti au raï. Mega claque pour ceux qui sont restés et ont compris. &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Karim.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Samuel.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;La surprise du festival, Samuel, 13 ans, un élève de Manu, qui a fait forte impression.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Avec Will Calhoun, on pouvait s'attendre à tout. Ce batteur est en effet un musicien très riche, qui évolue avec la même aisance dans le métal que dans le jazz, la world ou l'électronique. Il lance une boucle, et d'emblée installe un climat unique. Il construit peu à peu son histoire, et nous emmène avec lui dans son monde coloré. Il abandonne un instant son kit pour rappeler qu'il est des meilleurs spécialistes du Wave Drum (il a d'ailleurs enregistré un album entier avec ce seul instrument), ou titiller une sorte de bansuri électrifié. A la fin de sa prestation, on n'a pas été épaté mais envoûté par le voyage. Son kit se compose d'une grosse caisse principale avec double pédale centrale, et d'une seconde, plus petite, accordée haut avec un son très ouvert, qui lui sert à envoyer des sortes de séquences. Pour contredire les idées reçues, Will joue de la musique intelligente et subtile, mais en cognant très fort avec de grosses baguettes. De la musique avant toute chose.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Will 1.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Will 5 (512 x 384).jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Technique considérable, compositions soignées, effets visuels, humour décalé, tels sont les éléments de base des Drumbassadors, le duo de René Creemers et Wim De Vries. Chez eux, il n'y a aucune improvisation, ou presque, tout est écrit, répété, millimétré avec la plus grande précision. Mais cette rigidité est au service de l'efficacité. Parce qu'au final ça swingue, on rigole, et on prend plein les mirettes. Les pièces mettent en valeur l'aspect mélodique de la batterie, ce sont de véritables petites chansons pour peaux et cymbales, avec parfois même les voix des deux batteurs. Leur numéro de jonglage de baguettes va largement au-delà des effets habituels, c'est un véritable feu d'artifice. A cela s'ajoute un humour à froid du type Frères Ennemis. Le plus impressionnant c'est quand ils sont tous deux au bord de la scène, chacun devant une caisse claire, et qu'ils débutent lentement un frisé d'un air las jusqu'à accéler pour faire une roulement, à deux mains certes, mais une de chaque batteur.  C'est sans nul doute le spectacle idéal pour ce type d'évènement. &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Dmbs 2 (512 x 384).jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Wim 3 (512 x 384).jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Au terme de cette seconde édition, le Drums Addict Festival apparaît vraiment comme LE festival de batterie français. Parce que d’une part, il est le seul à être véritablement libre de toutes pressions des revendeurs ou importateurs, d’autre part il est, et de très loin, le mieux organisé, le plus réellement professionnel, et le plus sympathique. Il est fait par un batteur pour des batteurs, rien à voir avec une réunion de prétentieux commerciaux en goguette comme on le voit parfois ailleurs. Ici, ils sont choisis et restent à leur place. Mapex, Roland, et Yamaha avait dépêché leurs chefs de produits, ils se sont comportés en partenaires et non en maîtres du monde. &lt;br&gt;&lt;br&gt;
Par ailleurs, le backstage accueillait un grand et accueillant catering, avec un restaurant et un bar, ce qui a permis aux batteurs de se sentir chez eux, entre eux, de se retrouver dans de bonnes conditions. On y a par exemple vu Pee Wee Desfray donner des leçons de jonglage de baguettes, ou Damien Schmitt ambiancer le bar. Ou votre serviteur retrouver son vieux complice de Batmag, Christophe Rossi, reformant un instant le duo comme au bon vieux temps. Il ne manquait plus que René, que je salue au passage. Roger Biwandu et Jojo Mayer ne se lâchaient plus, aussi passionnés l'un que l'autre. Bref, une véritable bonne ambiance de fraternité de batteurs.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/IMG_3323 (512 x 384).jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt;&quot;Mon sandwich contre ta main gauche&quot;&lt;/em&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Back jojo grimace (512 x 384).jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt;&quot;Il avait l'air super ce sandwich, que je suis bête de ne pas avoir accepté&quot;&lt;/em&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Back jojo will (512 x 384).jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt;&quot;Un sandwich comme ça, tu te rends compte&quot;&lt;/em&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Jojo Chris (512 x 384).jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&quot;Tu vois, Christophe, si je viens en France, c'est pour les sandwichs.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Back roger jojo will (512 x 384).jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&quot;Bon, les gars, je suis sympa, je vais vous donner la recette de mon sandwich, vous allez vous régaler.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Back Will Ferid.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&quot;Je n'arrête pas de le dire sur BOL, pas de sandwich sans bière.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Damien basse (512 x 384).jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&quot;Je suis dégoûté, ils jouent tous trop bien, pour la peine je vais devenir bassiste, parole de Damien.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Il est temps de parler de celui qui est derrière tout ça, Emmanuel Fraysse, prof de batterie du bassin d'Arcachon, un véritable passionné qui a su encore une fois trouver les moyens de réaliser son rêve. &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Manu Jojo (512 x 384).jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Il ne s'en cache pas, il professe une admiration pour le Modern Drummer Festival. Et ma foi, il n'a pas à rougir devant son modèle. Malgré les innombrables difficultés à résoudre, il a su faire exister la Drums Addict Festival, et de fort belle façon. La deuxième édition était encore plus magique que la première, c'est dire qu'on attend déjà la troisième, et toutes les suivantes. Qu'il en soit remercié, ainsi que toute son équipe. Bis repetita placent.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Manu dmbs (512 x 384).jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/DAF team (512 x 384).jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;strong&gt;Férid Bannour&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Kits et backstage&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;

&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Stock 1.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Stock 2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Will case (512 x 384).jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/René warm up.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Travailleurs acharnés, les Drumbassadors font plus d'une heure d'échauffement backstage. Ici, René avec son pad. &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Wim warm up 2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Wim préfère s'entraîner directement sur son kit pendant les entractes.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Kit Loic (512 x 384).jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;Loic Pontieux joue sur Yamaha et Zildjian.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Kit Jojo (512 x 384).jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;Endorsé Sonor et Sabian, avec notamment des cymbales Signature, Jojo Mayer a pourtant opté pour une pédale Pearl.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Kit Karim (512 x 384).jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;Karim Ziad joue sur Yamaha et Zildjian.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Kit Will.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;Will Calhoun joue sur Mapex et Sabian, avec lui aussi des cymbales Signature.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Sleishman (512 x 384).jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;Il est depuis très longtemps un inconditionnelr de la double pédale Sleishman, inventée en 1972.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Kit René.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;Les Drumbassadors, ici le kit de René, jouent sur Sonor et Paiste.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Mac Jojo.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;Pour Jojo, il n'y a que Mac.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/DAF 007/Mac Will.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br&gt;Will aussi préfère Apple.&lt;br&gt;&lt;br&gt;</content>
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